Transformer le chaos en cadeau, c'est possible !


Julie Niquette

La vie n’est pas un long fleuve tranquille. Sur notre route, nous rencontrons des moments plus difficiles, des périodes plus venteuses et déstabilisantes. Qu’à cela ne tienne! Diane LeBlanc, dans son plus récent livre Tout va mal? Tant mieux!, nous offre une foule de trucs et astuces pour nous guider dans ces périodes plus sombres. En toute simplicité, elle nous suggère de voir ces événements autrement, de poser un regard différent sur ceux-ci afin d’y déceler le message et le cadeau qu’ils cachent. À ce sujet, elle dit: «La vie, les événements, les situations, les autres – tout ce qui se passe à l’extérieur de nous – sont un écho de la voix intérieure que nous n’écoutons pas!»

 

 

Afin d’en apprendre davantage sur la méthode Quintessence qu’elle a développée, j’ai eu le plaisir de l’interviewer. Rencontre avec une femme généreuse dont le désir profond est d’aider autrui à être qui il est réellement.

Dans Tout va mal? Tant mieux!, votre plus récent livre, vous proposez les sept clés de la méthode Quintessence, un outil que vous avez créé afin d’aider les gens à s’épanouir. Brièvement, en quoi consiste cette méthode?
Cette méthode a pour but de nous aider à prendre conscience que tout ce qui se passe dans notre vie est le reflet de la façon dont nous nous traitons à l’intérieur de nous. Donc, si nous sommes en déséquilibre, s’il y a des dimensions ou des sphères de notre vie qui sont négligées, à la longue, il y a de fortes chances que cela finisse par miner notre énergie, notre moral et nos émotions. La vie aura tôt fait de nous attirer des événements ou des situations qui vont nous ramener à l’ordre. Le but de la méthode: apprendre à retrouver notre équilibre, porter attention aux différents besoins à l’intérieur de nous afin de nous sentir plus solides et mieux outillés pour accueillir les aléas de la vie.

Concrètement, quelles sont les sept clés pour transformer le chaos en cadeau?
Ce qu’il faut savoir d’abord, c’est qu’il existe non pas trois, mais quatre dimensions distinctes en nous: physique, émotionnelle, mentale et spirituelle. Chaque clé nous invite à rééquilibrer et harmoniser ces dimensions en nous-mêmes.

Avec la première clé, nous prenons le temps d’exprimer en mots ce qui se passe en nous pour éviter d’étouffer nos besoins. La seconde clé consiste à apprendre à dédramatiser, car ce qui se passe dans notre tête cause souvent plus de dommages dans notre vie que les événements eux-mêmes. Ensuite, ce que je suggère pour la troisième clé, c’est de nous enraciner. Quand la tête est pleine, nous ne respirons plus. L’énergie ne circule plus à l’intérieur de nous. L’enracinement nous rend plus solides. Ensuite, la quatrième clé réfère au lâcher-prise. Pour moi, c’est de nous ouvrir à de nouvelles possibilités, nous rendre compte qu’il y a d’autres avenues. Notre petite voix intérieure peut nous servir de guide en ce sens. 

Les quatre premières clés ont été créées pour rétablir l’équilibre défaillant dans ces quatre dimensions de l’être. Cela nous aidera à passer à l’action et à pallier les événements difficiles. Dans une perspective préventive, les trois dernières clés nous invitent à porter un regard différent sur notre existence. Ainsi, la cinquième nous suggère de nous responsabiliser, car nos pensées et nos émotions créent. La suivante propose de nous unifier afin de cesser de nous disperser et être en mesure de tenir compte autant du faire que de l’être. Finalement, la dernière clé nous invite à rayonner. Plutôt que de porter les problèmes des autres sur nos épaules, prenons conscience que si nous nous transformons à l’intérieur, automatiquement nous devenons un exemple pour les autres.

Pour faciliter la compréhension de cette technique d’autocoaching, vous utilisez une image très concrète, celle de la voiture. Expliquez-nous le parallèle que vous faites avec les quatre dimensions de l’être, soit les quatre premières clés.
J’utilise l’image des quatre roues d’une voiture pour démontrer que dans notre vie, chaque dimension, chaque espace de notre existence a sa juste importance. Si un aspect monopolise toute notre attention, par exemple, si nous travaillons trop, une roue de notre voiture sera trop gonflée par rapport aux autres. Cela créera un déséquilibre. Éventuellement, il y aura des «crevaisons», donc des événements douloureux dans notre vie.

Retrouver l’équilibre dans un monde où l’on valorise la performance et le faire au détriment de l’être peut sembler être une mission impossible. Avez-vous des trucs simples à nous proposer pour y parvenir?
Si nous ne sommes pas attentifs à nos besoins, il s’avère difficile d’opérer des changements dans notre vie. Par exemple, en atelier avec de nouvelles mamans, je leur suggère d’identifier sept activités qu’elles aiment faire. Cette réflexion les aide à être plus réceptives et ouvertes à se faire du bien. Ensuite, je leur propose, de retour à la maison, d’écrire chaque suggestion sur un bout de papier et d’en piger au moins une par jour, au hasard. Cela favorise un état d’ouverture. À la longue, nous pouvons ajouter d’autres activités pour nous aider à intégrer la notion du plaisir dans notre vie et à faire de la place pour nos besoins.

En quoi la célébration de nos petits et grands succès peut-elle contribuer à notre équilibre
Le meilleur exemple que je puisse donner, c’est lorsque l’on gravit une montagne. La plupart des gens fixent le sommet et ont le sentiment qu’ils n’y arriveront jamais. Si on s’arrête, que l’on jette un coup d’œil derrière son épaule pour regarder le chemin parcouru, cela offre une tout autre perspective de la situation. On s’autorise à reconnaître ce que l’on a réussi à accomplir. Cela indique que ce qui reste en avant de soi n’est pas si dramatique. La célébration, c’est se permettre de prendre une pause et d’être fier de tout ce à travers quoi l’on est passé.

Tout est affaire de perception. Que pensez-vous de cette affirmation?
Ma perception, c’est le cas de le dire, se résume à considérer que tout ce qui se passe à l’extérieur de nous, toute la réalité qui nous entoure, est comme une pièce de théâtre. Nous écrivons le scénario, nous dirigeons la pièce et nous y jouons notre propre rôle. Si nous changeons notre point de vue sur la situation, nous focaliserons moins notre attention sur les réactions des autres, mais plutôt sur notre réaction intérieure inspirée par le manque ou le déséquilibre qui est déjà présent en nous. Tout est dans l’œil de celui qui voit. Ouvrons-nous à la possibilité de changer notre regard sur la situation et, en étant plus ouverts, la situation elle-même va changer!

CINQ QUESTIONS SUR LE MÉTIER D’AUTEUR
— Quelle est votre routine d’écriture? Je n’en ai aucune!
— Quel est votre défi en période d’écriture? Prendre régulièrement des pauses pour bouger, boire et manger.
— Quel livre auriez-vous aimé écrire et pourquoi? Le premier et le dernier miracle, signé Antoine Filissiadis.
— Quel serait le titre de votre biographie? Née pour fleurir. 
— Quel est votre mantra? Simple, facile et joyeux

Visitez le site web de l’auteure si vous souhaitez découvrir la nature de ses prochaines activités professionnelles au www.coachingquintessence.com

Julie Niquette, 
Chroniqueuse littéraire et rédactrice