La spiritualité vue par l'auteure de Dieu s'en moque - Marie-Josée Arel


Par julie niquette

Il existe plusieurs genres de lecture : des livres qui permettent de voyager, de s’évader, de rire, de réfléchir… Dieu s’en moque appartient à la dernière catégorie. Sa lecture terminée, j’ai eu aussitôt envie d’entrer en contact avec son auteure afin de mieux comprendre sa façon de voir l’aspect spirituel de l’individu. De même, j’ai voulu vérifier comment il est possible, comme elle le sous-entend, d’avoir une vie spirituelle excitante. Et si le fait de prendre soin de notre côté spirituel constituait un gage d’équilibre ?

 

 

 

 


Rencontre avec une femme d’affaires inspirante.


L’AUTEURE ET SON LIVRE
- Marie-Josée Arel, vous avez une histoire de vie peu commune. Racontez-nous un peu.
Je suis issue de la famille à qui a appartenu le célèbre Restaurant Madrid pendant 24 ans. Adolescente, j’ai commencé à m’intéresser à la spiritualité. Je me posais de grandes questions existentielles. À 22 ans, je suis entrée en communauté religieuse où j’y suis demeurée pendant 6 ans. Aujourd’hui, j’ai une tout autre vie : en couple depuis 12 ans, maman, et femme d’affaires avec mon entreprise Tupperware.

- Pourquoi avoir décidé d’écrire Dieu s’en moque ? Que propose concrètement ce livre ?
Je chemine depuis 25 ans. J’ai même étudié en théologie. Mon livre Dieu s’en moque présente mes constats de ce qu’est une vie spirituelle saine, équilibrée, excitante. J’ai fait des erreurs dans ma quête et j’ai écrit le livre que j’aurais voulu lire à 20 ans. Ça m’aurait permis d’éviter certains pièges et de trouver une paix intérieure plus rapidement.

- À qui s’adresse Dieu s’en moque ?
À tout le monde ! C’est un livre qui parle de spiritualité en général et non pas de croyances précises. Alors peu importe où se trouve la personne dans sa démarche, mon livre lui permet de réfléchir, de se questionner pour avancer. C’est un ouvrage actuel, moderne et surtout très branché dans le concret du quotidien.


- De quoi Dieu se moque-t-il ?
Du nom qu’on lui donne, de la religion à laquelle on fait partie, des croyances qu’on entretient à son égard. Il se moque de nos angoisses et de notre faiblesse parce qu’il ne voit que notre puissance. Il se moque aussi du passé, que nous nous entêtons à garder vivant, car il ne nous conçoit que dans l’impeccabilité du moment présent.

L’ASPECT SPIRITUEL DE L’ÊTRE HUMAIN
- Quand on parle de spiritualité, on réfère à quoi ?
Les gens saisissent de plus en plus que spiritualité et religion sont deux choses distinctes. La religion est une façon, parmi tant d’autres, de vivre notre spiritualité. La spiritualité n’appartient à aucune croyance, aucune philosophie, aucune religion, c’est un mouvement qui ne relève que de l’Infini. Quand nous faisons appel à ce qui, en nous, est plus grand que nous, nous sommes dans le spirituel. Appelons cet « au-delà » de nous-mêmes : Dieu, la Conscience, la Vie, l’Univers, l’Amour, le Soi ; en fin de compte, on parle de la même chose. La majorité des gens croit en quelque chose de plus grand qu’eux, nous sommes plus spirituels que ce que nous croyons.

AVOIR UNE VIE SPIRITUELLE ENLEVANTE
- Dans Dieu s’en moque, vous proposez des trucs pour avoir une vie spirituelle excitante. Avoir une vie spirituelle du genre, ça veut dire à votre avis ?
C’est la possibilité de déployer notre potentiel et de laisser notre lumière briller. Je crois que notre vocation ici-bas c’est le bonheur. Vivre selon nos priorités, réaliser nos rêves, exercer nos passions, ce sont des démarches très spirituelles, car elles nous connectent à notre magnificence, notre grandeur.

- S’occuper de notre âme comme de notre corps et de notre tête serait-il une clé vers l’équilibre ?
On investit beaucoup de temps et d’énergie à s’occuper de notre corps et de notre intellect. Mais nous ne sommes pas juste un « contenant ». Nous avons aussi une âme, une dimension spirituelle et il faut s’en occuper. Sinon, on se retrouve un beau matin en déséquilibre, en burn-out, en dépression où plus rien n’a de sens. Ajouter de la spiritualité dans notre quotidien, c’est aussi bénéfique que de mettre des légumes verts dans notre assiette !

- Comment devrions-nous entreprendre notre quête spirituelle ?
La désinvolture est de mise. Si Dieu existe, je crois qu’il a le sens de l’humour et qu’il se moque de bien des choses auxquelles nous accordons de l’importance. Toutes mes grandes questions ne se résument qu’en un désir : aimer. Être mieux avec soi et avec les autres, n’est-ce pas la raison pour laquelle on entreprend un cheminement spirituel ? Nos croyances et nos pratiques spirituelles doivent nous conduire à aimer davantage. Si ce n’est pas le cas, on fait fausse route.

- Comment pouvons-nous concrètement laisser davantage de place à la spiritualité dans notre vie ?
Il faut suivre notre instinct. Pratiquer une activité où on se sent « vivant », nous connecter à notre monde intérieur. Faire silence dans la voiture, à la maison, créer aussi un espace pour entendre ce qui se passe en nous. Profiter de la nature est également une façon de communiquer avec ce « plus grand que nous ». On peut aussi lire, prier, méditer, écrire dans un journal intime.

- Pour vous, une démarche spirituelle saine, ça réfère à quoi ?
J’ai trois points de repère pour évaluer la « santé » d’une démarche spirituelle, qu’il s’agisse d’un groupe, d’un livre, d’une pratique précise. Premièrement, une spiritualité saine nous ouvre aux autres, donc exit le nombrilisme. Toute philosophie qui crée un repliement sur soi est dangereuse. Deuxièmement, une spiritualité équilibrée fait en sorte qu’on tombe en amour avec soi-même, avec notre lumière et notre grandeur. Elle nous pousse à partir à la recherche de ce qui nous fait vibrer ! Cela implique de passer à l’action et d’exercer nos talents, nos forces. Troisièmement, une spiritualité riche nous conduit au pardon. Quel mérite a-t-on d’aimer quand tout va bien ? C’est quand ça va mal qu’on apprend le vrai sens du mot « amour ». Pardonner est essentiel pour apprendre à aimer.

POUR POURSUIVRE L’AVENTURE :
- Où peut-on vous voir et vous suivre ?
J’offre des soirées de spiritualité populaire. Ce sont des soirées consacrées à mieux comprendre la dimension spirituelle de notre être. Donc, je n’y expose pas de croyances tout comme les participants savent que ce n’est pas le lieu pour défendre leurs croyances. Peu importe ce en quoi on croit, ce qui m’intéresse c’est de voir les retombées de notre spiritualité dans le quotidien. Le calendrier est sur mon site www.mariejoseearel.tv. D’ailleurs, j’y publie gratuitement des vidéos inspirantes. On peut aussi me retrouver dans deux autres livres, écrits avec Julie Vincelette : L’effet Popcorn tome 1 et tome 2, aux éditions Performance.

Julie Niquette, chroniqueuse littéraire