Aimes-tu faire le ménage?


Par Lise Bourbeau | Paru dans Mieux-Être, Édition Juin 2018

Le printemps bat son plein, beaucoup de gens pensent à faire du ménage. Est-ce seulement en raison d’une vieille croyance familiale ou sociale? Ceux qui n’aiment pas ce grand nettoyage s’empresseront de répondre que c’est une vieille tradition et qu’ils sont heureux de ne pas la suivre. Ont-ils raison?

En réalité, l’idée de faire du ménage au printemps peut être très intelligente. Quelle est la différence entre une croyance et l’intelligence? Croire à quelque chose, c’est suivre une façon de vivre qui nous a été inculquée par nos éducateurs et qui est basée sur le bien et le mal. Pour la plupart, quand nous ne ­suivons pas ce que nous avons appris étant jeunes, nous nous sentons coupables.

Être intelligent, c’est suivre une façon de vivre qui est utile, qui nous simplifie la vie, avec laquelle on se sent bien.

Pourquoi avons-nous besoin de faire du ménage? C’est pour nous aider à replacer les choses au bon endroit, c’est-à-dire un endroit dont on se souviendra et qui est facile d’accès afin de nous simplifier la vie. C’est aussi pour faire le tri entre ce qui nous est encore utile ou pas; et cela nous aide à vivre dans un environnement plus propre, plus beau. Voilà donc trois critères de l’intelligence: la simplicité, l’utilité et la beauté. 

Pourquoi au printemps? Probablement parce qu’au printemps nous pouvons enfin ouvrir toutes les fenêtres et aérer. Aussi, dans le passé, durant l’hiver les gens vivaient au ralenti.

Je connais beaucoup de gens qui ne font que déplacer les objets sans se demander s’ils ont vraiment besoin de les garder. Le fait d’accumuler ce qui est inutile complique la vie. Ce que vous n’avez pas utilisé depuis un an n’est plus utile et ceci s’applique à tout : vêtements, meubles, nourriture, etc. Cette partie du ménage est particulièrement difficile pour les gens qui s’attachent à leurs biens.

Trop attaché aux vieilles choses...
• Problèmes de constipation
• Douleurs dans le bas du dos
• Peur d’aller vers du nouveau
• Maux de jambes

Et si j’en avais besoin plus tard…
La peur de se débarrasser de quelque chose qui fait partie de notre vie depuis longtemps est très difficile à gérer pour plusieurs. On a peur de gaspiller, on a peur de se tromper, on a peur du vide, de ce que les autres vont dire et, surtout, on a peur de l’inconnu.

On se sécurise avec ce qui est déjà connu, alors que cette façon de vivre est à l’opposé de l’époque dans laquelle nous vivons. L’ère du Verseau apporte l’énergie nécessaire pour aller vers la nouveauté et c’est aussi l’époque de l’intelligence. Plus vous résistez à cette nouvelle énergie et moins vous vous sentez bien, car vous perdez beaucoup d’énergie à aller à contre-courant. Cela représente une grande cause de malaises et maladies, de disputes, d’obstination entre les membres d’une famille, et surtout des peurs et des culpabilités continuent à être entretenues.

En vous simplifiant la vie grâce au ménage de votre maison, de votre bureau ou même de votre voiture, vous constaterez que cela simplifiera aussi d’autres domaines. De plus, vos besoins, vos désirs, vos prises de conscience deviendront plus clairs, car l’intelligence nous aide à nous recentrer, à retrouver notre lumière intérieure.

Ménage en profondeur
La plus grande utilité du ménage dans votre vie physique est de vous aider à faire du ménage au-delà du physique. Je ne vous apprends pas que tout ce qui se passe dans votre monde physique est un reflet de ce que vous vivez à l’intérieur de vous, sur les plans émotionnel et mental. Donc, cela indique que plus vous gardez d’objets inutiles, plus vous gardez également des croyances (façons de penser) qui ne vous sont plus utiles. Au contraire, elles vous empêchent de vous sentir bien, d’écouter vos vrais besoins. Pour les découvrir, vous devez être plus alerte aux fois où vous agissez par peur de quelque chose ou de quelqu’un et que vous vous sentez coupable, ce qui fait que vous vous justifiez ou vous vous en voulez.
Prenons l’exemple de madame qui garde plusieurs nappes qu’elle n’utilise plus et  monsieur, des outils. Au moment où ils les ont achetés, ils étaient probablement utiles, mais après quelques années, ils ne s’en servent plus. Pourquoi ne pas les donner ou les recycler d’une façon ou d’une autre et faire de la place pour mieux respirer chez eux? C’est la même chose pour toutes les ­croyances que nous entretenons: elles finissent par prendre tellement de place que nous ne pouvons plus voir clair en nous, tout est confus.


Lise Bourbeau
École Écoute Ton Corps
Fondatrice et auteure de 25 livres
www.ecoutetoncorps.comF: ecoutetoncorps