Une maladie qui bouleverse l'identité


       

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Une maladie qui bouleverse l'identité

Le choc du diagnostic Pour Violaine Dasseville, psychologue et art-thérapeute rattachée au programme Sérénité de la Fondation du cancer du sein du Québec, « le cancer n'est pas perçu comme une simple maladie, parce qu'il peut être mortel. Quand on nous annonce un diagnostic positif, c'est comme si la mort arrivait en raccourci et c'est ça qui est très angoissant. » Il y a le choc du diagnostic, l'impact que la maladie aura dans nos relations avec les amis, au travail, dans notre couple et dans notre sexualité, « parce qu'il y a un changement de rythme et un changement d'apparence : on était une personne fonctionnelle et on devient une personne malade », souligne-t-elle. Pourquoi moi ? Beaucoup de femmes qui viennent en thérapie se demandent pourquoi elles ont le cancer et ce qu'elles ont fait de « pas correct » pour en arriver là, remarque Violaine Dasseville. « Parce qu'elles pensent que leur cancer est psychologique. Mon travail, c'est de les aider à retrouver leur identité, car parfois elles s'imaginent qu'elles ne sont plus que ça, le cancer. » On cherche des raisons, c'est un mécanisme de défense normal qui aide souvent à accepter la maladie. Toutefois, ce que les femmes expriment par rapport à leur cancer est fondamental, parce que c'est l'occasion d'approfondir un ou des problèmes qui n'ont jamais été réglés. « À partir de ça, on va pouvoir réorienter leur vie et les aider à faire d'autres choix, pour une vie plus proche d'elles et plus nourrissante. En art-thérapie, on s'occupe des angoisses et des peurs et de tout ce qui se passe dans la tête sur le plan émotionnel. » Ce que l'art-thérapie peut apporter En gros, l'art-thérapie comprend une réflexion créative et verbale. En plus de profiter d'une consultation avec le thérapeute, la personne s'engage en même temps à réaliser un projet qui peut être un dessin, une sculpture ou toute autre création, afin de fusionner la communication orale avec celle des émotions. Après le choc du diagnostic, la personne malade est prise en charge par les médecins, elle est comme dans un tourbillon qui la tient active et qui donne un sens à ses journées. « Il y a aussi des frustrations et des conflits qui refont surface à ce moment-là, et ça fait beaucoup de préoccupations. Mais, après les traitements, les femmes se sentent perdues… il n'y a plus rien ! Tout à coup, le dernier traitement de chimio est terminé, on vous dit au revoir et rendez-vous dans six mois. C'est à ce moment que les femmes viennent en art-thérapie, poursuit Violaine Dasseville. Elles se rendent compte que le groupe, qui est très chaleureux, est un endroit où elles se sentent bien accueillies et où elles peuvent parler de ce qu'elles ont vécu. Pendant une heure, elles travaillent à leur projet, ensuite on fait un tour de table pour partager l'expérience et comment ça peut apporter un sens dans la période difficile qu'elles traversent. Les psychologues et ceux qui gravitent autour du malade ne peuvent pas soigner les patientes physiquement, mais elles peuvent faire beaucoup en prenant soin de leurs émotions et de ce qui se passe dans leur tête. » Pour en savoir plus sur les sessions d'art-thérapie, vous pouvez vous informer auprès des centres de santé et de services sociaux de votre région. Nora Merola Texte tiré du magazine Mieux-Être No53 Novembre, en kiosque jusqu'au 28 octobre 2011.

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