Guylaine Tremblay ou l'art de partager


       

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Guylaine Tremblay ou l'art de partager

La famille d'abord Guylaine Tremblay est une « vraie » gentille, soucieuse et curieuse, toujours prête à échanger des moments captivants ou tout simplement agréables avec les autres. « J'ai été élevée comme ça : j'aime communiquer, alors j'imagine que c'est un côté de ma personnalité qui transparaît. » Avant de déménager près de Québec, Guylaine passe sa petite enfance dans la région de Charlevoix, dans une maison familiale toujours remplie de monde, où vivaient sa grand-mère maternelle et les frères de sa mère qui étaient encore adolescents. « Aujourd'hui, ce sont mes filles qui emmènent leurs amis à la maison : certains restent pour le souper ou encore pour dormir… J'aime bien avoir mon clan autour de moi, je trouve ça rassurant. Ça vient de mon enfance, c'est sûr ! » Ses filles Juliane et Marie-Ange, qu'elle a adopté toutes petites à Taïwan, ont aujourd'hui respectivement 14 et 11 ans. Si, sur le plan morphologique, elle sait très bien qu'elles ne lui ressembleront jamais, elle se toutefois reconnaît à travers leurs gestes, leur attitude et leurs paroles. « L'inné est très important, mais il y a aussi l'acquis : quand je regarde mes filles, je retrouve mes propres traits et ceux de leur père, nos valeurs aussi et notre humour. Elles ont des manières de bouger qui nous appartiennent. Des manières de marcher, ou encore de lever les yeux au ciel quand elles sont excédées ! » ajoute cette mère comblée avec un sourire plein de tendresse. Le rêve de devenir comédienne¨ Très tôt, vers l'âge de 12 ou 13 ans, la future comédienne se découvre une vocation pour le théâtre. Mais elle tient son rêve secret, par peur de se faire rabrouer par les autres en se faisant dire qu'elle n'était pas faite pour ce métier-là. Avant de se présenter au Conservatoire d'art dramatique à Québec, elle fait un DEC en éducation spécialisée, des études qu'elle a adorées parce qu'elles correspondaient à ses valeurs et à un besoin d'aider les autres. « Ensuite, j'ai enfin osé me présenter au Conservatoire : j'avais décidé que ce serait à eux de me dire si, oui ou non, j'étais faite pour ce métier-là. J'ai été chanceuse, ça a fonctionné dès la première année. » Chanceuse, ou plutôt talentueuse, et soutenue par l'insouciance de la jeunesse, qu'elle possède toujours, se plaît-elle à souligner. « J'ai toujours la certitude que de belles choses m'attendent et je pense que cet état positif provoque les événements. Quand on est trop stressé ou volontaire, qu'on ressent le besoin de faire absolument quelque chose de précis pour être heureux, on devient trop tendus et les choses n'arrivent pas. Ce n'est pas toujours ce que tu vises qui va t'amener plus loin, mais ce que tu n'avais pas soupçonné au départ. Il faut avoir une ouverture d'esprit pour accepter l'occasion qui passe. Par exemple, un comédien qui veut absolument jouer un rôle en particulier peut être dévasté s'il ne l'a pas, alors que c'est peut-être dans cet autre rôle qu'on lui a offert qu'il va justement prendre son pied artistiquement. Pour être acteur aujourd'hui, il faut évidemment un talent de base et être en santé, mais aussi une grande ouverture d'esprit et une capacité d'adaptation. » En effet, talent et flexibilité sont des qualités omniprésentes chez la comédienne. À la télé, elle a été hilarante en Caro dans La Petite vie et attachante dans le rôle d'Annie qui lui a définitivement fait gagner le cœur des Québécois. Au cinéma, elle fut bouleversante en Françoise, cette mère qui doit affronter la mort de sa fille dans Trois temps après la mort d'Anna. Plus récemment, elle chantait les mots de Michel Tremblay, dans le rôle de Rose Ouimet dans la comédie musicale des Belles sœurs… « C'est la beauté de mon travail. Il faut dire aussi que j'ai eu la chance de me promener dans des univers très différents, mais je tenais à rester vigilante afin de ne pas accepter toujours les mêmes rôles. Après La Petite vie, on m'a offert dix Caro… Accepter le même genre de personnage pouvait me cataloguer et c'était ma grande crainte. Alors je les ai refusés, même si c'était assez angoissant sur le coup, mais on m'a ensuite offert des rôles très différents. » Guylaine poursuit en avouant que certains rôles sont plus complexes que d'autres, parce qu'ils demandent un abandon de soi et une très grande ouverture d'esprit. « Dans le film Trois temps après la mort d'Anna, je jouais une femme qui avait perdu son enfant… Je devais chercher mes émotions dans des zones inconnues et vertigineuses et le début du travail a été très difficile, parce que je ne voulais pas y aller ! Ça me ramenait trop à ma condition de mère. C'était donc très dur pour moi en répétition. Mais au moment du tournage, quand la petite lumière rouge de la caméra s'est allumée, j'ai plongé et la difficulté s'est transformée en véritable bonheur… C'est un peu comme regarder la piscine du haut d'un tremplin, conclut la comédienne. » Le plaisir de chanter… Quand je lui demande quels sont ses petits plaisirs de la vie, en dehors de son métier de comédienne, elle m'avoue être une épicurienne dans l'âme : « Être entourée d'amis, devant bon repas et une bonne bouteille, de pouvoir parler et rire : voilà ce qui me rend heureuse. » La lecture, aussi, le cinéma, la marche, les voyages… Toutes ces choses pour lesquelles on accorde moins de temps quand on a des enfants en bas âge. Maintenant que ses filles grandissent, qu'elles deviennent plus indépendantes, Guylaine avoue désirer consacrer plus de temps à ses loisirs. Plus tard, elle aimerait bien faire partie d'une chorale, avoue-t-elle ingénument, ce qui fait rigoler la coiffeuse. « Quand je serai plus vieille, parce que je trouve ça très libérateur. Le fait de chanter en gang, c'est une grande communion que je vis justement avec les Belles sœurs : on est quinze à chanter ensemble et il y a une telle énergie ! » Faire partie de la comédie musicale a-t-il été une révélation ? Pas nécessairement. « C'est une expérience que j'aime beaucoup, mais je m'aperçois aussi que c'est très exigeant. Chanter tous les soirs demande une hygiène de vie assez exemplaire où les faux pas ne sont pas possibles, parce notre voix peut rapidement être altérée. Par contre, une fois sur scène, c'est formidable ! Et j'ai la chance de faire partie d'un show extraordinaire. Le texte des Belles sœurs est déjà magnifique, mais avec la mise en scène de René-Richard Cyr et la musique de Daniel Bélanger, c'est vraiment un spectacle extraordinaire. » Nora Merola Lisez la suite de l'entrevue dans le magazine Mieux-Être No53 Novembre, en kiosque jusqu'au 28 octobre 2011.

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