S'épanouir à la détente


       

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S'épanouir à la détente

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Par: Nora Merola

S'épanouir à la détente

Se détendre n’a jamais été si important, et ce, pour plusieurs raisons. Dans le tourbillon de nos vies professionnelles, sociales et familiales, on tente de satisfaire de nombreuses exigences, les nôtres et celles des autres, ainsi que de réussir la plupart de nos projets pour se sentir bien dans sa tête et dans son corps. Et, fait non négligeable, depuis le mois de juin dernier, les journées ont commencé à raccourcir et nous voilà en décembre, au solstice d’hiver, en manque de lumière et l’énergie à plat. Bien que, contrairement aux animaux, on n’hiberne pas, notre corps a envie de se réfugier et de se faire dorloter un peu… de se détendre, finalement !

Pourquoi a-t-on besoin de se détendre ?

On ne peut parler de détente sans faire de lien avec le stress, indique Marie Claude Lamarche, psychologue spécialisée en gestion de stress, « parce que c’est bien le stress qui nous pousse à rechercher le confort dans le relâchement des tensions accumulées. » En hiver, particulièrement, le corps nous donne des avertissements qui se font sentir par une fatigue plus grande et un état général beaucoup plus vulnérable, si bien qu’on est moins patient, on est plus sujet au stress et on a moins d’élan. « Parce que le soleil se couche à 16 h, notre cerveau enregistre que c’est déjà la nuit et le corps, donc, se met au ralenti pour favoriser le sommeil. Mais si l’on ne se couche pas avant 23 h, il doit lutter pour ne pas s’endormir et c’est très agressant. C’est comme avoir faim et ne pas pouvoir manger : ça demande beaucoup d’énergie et c’est très souffrant, ajoute Marie Claude Lamarche. »

La situation géographique de notre pays fait que la nuit tombe au milieu de l’après-midi et que le jour se lève plus tard. On part le matin pour le travail dans la noirceur et on revient le soir avec l’impression que la journée est déjà terminée. Si certaines personnes sont plus sensibles que d’autres au manque de lumière, de manière générale, nous sommes tous sur le mode de l’hibernation. Gaston Brosseau, psychologue spécialisé en traitement de la douleur, met pour sa part l’accent sur notre société de performance où rien ne va assez vite pour tout un chacun. « Pourquoi est-ce que les méthodes de méditation viennent toujours de l’Orient ? Les Occidentaux cherchent à tout comprendre et à tout maîtriser, à aller toujours plus vite et toujours plus loin. C’est très stressant pour l’individu. Est-ce qu’on s’est déjà posé la question à savoir si l’on se sent vraiment bien dans sa peau, et si l’on se trouve à l’endroit où l’on a vraiment envie d’être ? »

Le cerveau, comme le corps, a besoin qu’on s’occupe de lui. Comme on aime prendre soin de soi, on est à l’écoute de son corps : on dort bien, on mange bien et on fait de l’exercice. Mais qu’en est-il du cerveau ? « Quand on dort, le cerveau travail très fort ajoute Marie Claude Lamarche. Alors, dans les moments de veille, le cerveau a régulièrement besoin de périodes de repos pour se libérer de tout son mode de résolution de problèmes. » C’est donc ici que le mot détente vient se greffer dans notre esprit.

Trouver l’objet de sa détente

Il y a mille et une façon de se détendre : pour certains, ce sera le défoulement physique au gym du quartier, pour d’autres un bon livre à lire sous une tonne de couvertures, ou encore une grande randonnée pédestre dans un environnement naturel préservé. Pour sa part, Charlie Chaplin disait que « l’art de jouer la comédie, c’est l’art de se détendre ». Mais on sait très bien que, pour certains, devoir jouer la comédie pourrait être une source indéfinissable de stress... Seulement, ce maître de la comédie avait trouvé ce qui était bon pour lui. C’est parce que nous avons chacun nos traits particuliers de caractère qu’il n’y a pas une seule façon de se détendre, mais bien autant de façons qu’il existe de goûts dans la nature…

Par exemple, pour Gaston Brosseau la méditation n’est pas recommandée pour tout le monde : « Si vous travaillez, par exemple, en méditation – ou dans toutes les approches qui supposent la relaxation –, vous devez effectuer une dépense d’énergie et de concentration afin d’être présent et faire fonctionner votre cerveau pour le forcer à ne plus penser à rien. Certaines personnes, qui ont pourtant un grand besoin de relaxation, ne sont pas disposées à faire de la méditation, alors ce n’est peut-être pas la meilleure alternative pour eux. »

C’est un peu la même chose avec les massages, ajoute Marie Claude Lamarche : « Il faut savoir décrocher parce que, pendant une heure, on a beaucoup de temps pour réfléchir. Les activités de détente, ça dépend vraiment des préférences de chaque personne. Chacun a ses propres façons de se ressourcer, on est beaucoup à l’ère de la méditation, donc de la pleine conscience et c’est sûr que tout ça est fantastique, mais ce n’est pas pour tout le monde. Il y a des gens qui ont besoin d’être plus actifs… » Certains auront besoin de pratiquer un sport ou de faire des travaux manuels, alors que d’autres seront plus passifs – faire de la peinture, tricoter, ou faire de la méditation – pour se ressourcer. C’est uniquement une question de tempérament.

 

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