Je suis une bibitte à sucre!


       

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Je suis une bibitte à sucre!

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Par: Julie DesGroseilliers, Dt.P., Nutritionniste-conseil, conférencière et auteure

Je suis une bibitte à sucre!

Comment expliquer notre rapport avec le sucre ? Pourquoi certaines personnes carburent littéralement aux petites douceurs ? Bibittes à sucre et saine alimentation : un mariage possible ?

LE GOÛT SUCRÉ : UNE PRÉFÉRENCE GÉNÉTIQUEMENT PROGRAMMÉE
Tous les humains viennent au monde avec un goût inné pour la saveur sucrée. Or, malgré cette préférence programmée génétiquement, les gens ont des réactions différentes envers le goût sucré, qui semblent s’estomper avec le temps. Mais, comme vous le savez, certaines personnes conservent cette préférence pour les aliments sucrés, qui s’avère parfois difficile à contrôler.

LES PETITES DOUCEURS : UN BOUCLIER CONTRE LE STRESS
Dans toutes les cultures du monde, le sucre est une source de plaisir, de douceur et de récompense. Dès le plus jeune âge, on associe positivement le sucre à la reconnaissance et au plaisir. Voilà une des raisons qui explique pourquoi les aliments sucrés (biscuits, gâteaux, chocolat) sont instinctivement prisés lorsqu’on vit des émotions négatives.
Vous êtes stressé ? Ne soyez pas surpris d’être attiré par les aliments sucrés. L’angoisse, l’ennui, la colère et le chagrin sont des exemples d’émotions négatives qui représentent un stress pour le corps. Or, l’hormone produite en réaction au stress, appelée cortisol, stimule l’appétit. Qui plus est, selon Angelo Tremblay, une sommité internationale dans le domaine de l’obésité, les aliments riches en gras et en sucre sont ceux qu’on mange pour se consoler ou se réconforter, car ils titillent les centres du plaisir situés dans le cerveau. La nourriture permet donc, l’instant d’un moment, de fuir les émotions négatives.

LE SUCRE, L’ACTIVATEUR DU BONHEUR
La consommation de sucre amène le cerveau à fabriquer de la sérotonine, un médiateur chimique qui a pour effet de calmer et d’apaiser le corps, d’où son surnom de « molécule du bonheur ». Selon certaines études, la consommation de nos aliments chouchous entraînerait également la production d’endorphine, une substance qui ressemble aux opiacés, et qui procure une sensation de bien-être. La bonne nouvelle est qu’il est possible d’augmenter la production de sérotonine sans avoir recours aux aliments sucrés. Par exemple, l’exposition au rayonnement solaire, l’activité physique et la méditation stimulent tous la production de sérotonine et donc, le bonheur… mais sans calories !

STRATÉGIES POUR MIEUX GÉRER SES ENVIES DE SUCRE

  1. Optez pour une alimentation équilibrée et riche en protéines
    Les protéines stabilisent le taux de sucre dans le sang (glycémie), favorisant ainsi la satiété, tout en prévenant les baisses d’énergie et les fringales entre les repas. Ainsi, retenez que si votre glycémie est basse, vous serez attiré par le sucre.
  2. Mangez à des heures régulières
    Comme les baisses de glycémie augmentent les envies de grignoter, ne sautez pas de repas et mangez à des heures régulières le plus possible. L’idée, c’est d’éviter les longues périodes sans nourriture, d’où l’intérêt les collations.
  3. Ne vous privez pas des sucreries
    La privation n’est pas la solution aux rages de sucre. Vous devez plutôt apprendre à gérer la quantité et la fréquence de consommation des aliments sucrés. Car interdite ou refoulée, une envie de sucre peut mener aux excès !
  4. Allouez-vous un budget « petites douceurs »
    L’idée est de réduire graduellement votre fréquence de consommation d’aliments sucrés peu nutritifs. Par exemple, au lieu de manger du gâteau chaque soir, vous remplacez le dessert d’un seul repas par un choix plus santé, comme un pouding au chocolat maison accompagné de fruits frais. Ainsi, le « budget » des sucreries caloriques et peu nutritives passe de 7 à 6… puis éventuellement de 6 à 5, etc.
  5. Réduisez les tentations
    Certaines personnes préfèrent garder peu ou pas de gâteries à la maison, trouvant ainsi les tentations moins fortes. Si tel est votre cas, achetez-en moins souvent ou, encore, achetez de plus petits formats. Vous pouvez également ranger les sucreries sur les tablettes les plus hautes du garde-manger. Loin des yeux, loin de la bouche !
  6. Changez d’air !
    C’est souvent la routine ou les émotions qui nous poussent à consommer des aliments sucrés. Ainsi, il peut s’avérer intéressant, lorsqu’une envie de sucre vous tiraille, d’attendre une quinzaine de minutes avant de succomber. Par exemple, appelez un ami, sortez le chien pour une promenade ou sirotez une tisane aux fruits. Ce laps de temps est parfois suffisant pour que l’envie s’estompe.
  7.  Soyez régulièrement actif
    N’oubliez pas de bouger, car l’exercice physique est bénéfique pour réduire le stress et, par conséquent, pour réduire le cortisol qui stimule les fringales.
  8. Trouvez des alternatives plus nutritives
    Bien que les idées ci-dessous représentent des choix éclairés, certaines demeurent des gâteries (ex. : biscuits, chocolat, yogourt glacé). À consommer avec modération et passion !

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