De nouvelles façons de manger


       

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De nouvelles façons de manger

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Par: Ann Châteauvert

De nouvelles façons de manger

Il y a une cinquantaine d’années, manger se résumait davantage à une nécessité qu’à un plaisir. À cette époque, l’absence de variété et la difficulté à s’approvisionner réduisaient l’art de la table à un simple besoin naturel. Aujourd’hui, avec l’ouverture sur le monde que nous connaissons, des cuisines d’ailleurs et surtout de nouveaux modes alimentaires ont changé nos façons de manger et cuisiner. Il ne s’agit donc plus simplement de se nourrir, mais de s’alimenter de façon plus consciente et responsable. Des choix physiologiques, éthiques, écologiques et parfois même philosophiques influencent notre coup de fourchette et créent une foule de nouvelles tendances en matière d’alimentation.

L’alimentation militante

Parmi les grandes tendances de l’heure, l’alimentation biologique est l’une des plus populaires. Cette nouvelle mode est avant tout une philosophie de vie qui englobe presque toutes les autres tendances actuelles. L’alimentation biologique, comme l’explique la diététicienne, Solveig Darrigo Dartinet, dans son Guide de l’alimentation bio, « repose sur le concept de développement durable, dont les trois grands principes sont : le respect de l’environnement, la responsabilité sociale ainsi que la viabilité économique ».

Même si les produits issus de l’agriculture et de l’élevage biologique, certifiés sans OMG ni pesticides, nous attirent et nous séduisent de plus en plus, il n’en demeure pas moins qu’au moment de remplir son panier, certains questionnements nous font encore hésiter à opter pour le biologique. Quels sont les avantages? Quels aliments privilégiés? La différence de prix est-elle vraiment justifiée?

Dans l’Alimentation bio : source de vitalité, Estelle Guerren nous donne la preuve que les aliments sur lesquels est apposée l’étiquette AB (Agriculture biologique) « contiennent davantage de nutriments et, en particulier, d’antioxydants qui ralentissent le vieillissement de nos cellules ». Et si l’alimentation bio est bonne pour la santé des grands, elle l’est tout autant pour celle des tout-petits. Manger biologique est en effet recommandé pour les jeunes enfants, plus vulnérables aux produits chimiques et aux résidus toxiques que les adultes.

L’agriculture bio est toutefois plus coûteuse que sa cousine traditionnelle. Elle demande plus de temps, de main-d’œuvre et ses rendements sont plus faibles que ceux obtenus par l’agriculture conventionnelle. Toutefois, même si le prix des aliments biologiques est encore plus élevé que celui des produits non biologiques, depuis les dernières années, l’écart a diminué considérablement.

Manger local

Déclinaison de l’alimentation bio, le « locavorisme » (ou achat local) est un mouvement qui incite les consommateurs à acheter des produits frais et de saison. Né sur la côte Ouest Américaine, il encourage la consommation de nourriture produite dans un rayon de moins de 200 kilomètres. Le « locavore », en consommateur responsable, cherche à limiter les émissions de gaz carbonique issues de son alimentation. En portant une attention particulière à la provenance des produits qu’il met dans son assiette, il favorise aussi l’économie locale. Par exemple, entre les savoureuses fraises biologiques du Québec et celles en provenance du Mexique ou des États-Unis, pleines de pesticides et de résidus toxiques, vous devinerez que son choix n’est pas difficile.

Une excellente option pour ceux et celles qui désirent encourager l’agriculture locale est le panier bio, qui peut être livré à domicile et qui s’achète en ligne. Ce dernier contient les aliments privilégiés dans la culture biologique, à savoir les œufs, le lait et la viande ainsi que les fruits et légumes de saison. En plus de valoriser le travail des agriculteurs, le panier bio limite les intermédiaires et responsabilise le consommateur. À ce sujet, le site d’Équiterre (www.equiterre.org) propose des solutions intéressantes pour consommer bio ou local.

Entre végétarisme et végétalisme

Le végétarisme est sans doute l’une des tendances alimentaires actuelles les plus connues. Apparu au 19e siècle, le végétarisme ou « diète végétale » est une pratique qui exclut toute consommation de viande animale. Le végétarien privilégie les fruits, les légumes, les céréales ainsi que les produits laitiers, les œufs et le miel. Le « véganisme », une sous-tendance du végétarisme, consiste à éviter tout produit d’origine animale ou testé sur les animaux tels le cuir, les cosmétiques, la laine, et la cire d’abeille.

Plus dogmatique que le végétarisme, le végétalisme, en plus de bannir, toute chair animale incluant les poissons, les mollusques et les crustacés, élimine les produits dérivés ainsi que tous les éléments de provenance animale. Le régime des végétaliens est composé à priori de fruits, de légumes et de légumineuses, de céréales, mais aussi de graines germées. Ces graines germées, que l’on retrouve dans les boutiques d’alimentation bio, sont recommandées par les spécialistes pour compenser les carences alimentaires. Véritables petites centrales énergétiques, elles apportent des nutriments essentiels à l’organisme et l’aident à se purifier. Le restaurant Aux vivres (www.auxvivres.com) offre une cuisine végétalienne savoureuse, qui ne donne pas l’impression de manger de l’herbe et de boire des pousses.
 

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