La phobie sociale le trouble anxieux le plus répandu


       

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La phobie sociale le trouble anxieux le plus répandu

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Par: Marie-Josée Gaudreau

La phobie sociale le trouble anxieux le plus répandu

Mentionnons que la phobie sociale se développe parfois à la suite d’un traumatisme. De plus, des expériences humiliantes ou des situations de rejet et d’exclusion sociale persistantes pendant l’enfance et l’adolescence peuvent favoriser l’apparition du trouble. Certaines études mettent aussi en lumière un déséquilibre biochimique dans certaines régions du cerveau qui impliquerait plusieurs neurotransmetteurs (noradrénaline, GABA, sérotonine, dopamine).

Le trouble touche les gens à différents degrés, mais il arrive parfois que la personne commence par s’empêcher d’aller à des activités qui l’intéressent, et cela peut aller jusqu’à s’isoler complètement des autres, engendrant ainsi un fort sentiment de solitude.

Des moyens de s’en sortir
Évidemment, ce problème engendre une baisse de l’estime de soi et, après des années, une dépression. D’ailleurs, s’il n’est pas résolu, cette boucle peut se reproduire. Heureusement, il existe des traitements pour s’en sortir: les thérapies comportementales cognitives, ainsi que certains médicaments, tels que les benzodiazépines et les antidépresseurs.

Les thérapies exposent progressivement la personne aux situations redoutées jusqu’à l’obtention d’une anxiété supportable et «normale». Du point de vue cognitif, l’objectif est de restructurer les pensées irrationnelles et dysfonctionnelles de la personne qui sont à l’origine de ses angoisses. Pour qu’elle surmonte graduellement la phobie sociale, d’autres démarches peuvent aussi l’aider. Dans un premier temps, elle doit prendre conscience des croyances et pensées automatiques qui entretiennent son anxiété et travailler à les modifier, par exemple: je ne suis pas intéressant pour les autres. Je vais oublier ce que j’ai à dire. On va s’apercevoir que je suis nerveux. Je vais avoir l’air stupide. À partir de là, elle pourra identifier les habiletés sociales qui seraient à améliorer telles que d’engager et entretenir une conversation, faire des demandes, recevoir des reproches et exprimer son désaccord, apprendre à féliciter, etc. 

Enfin, elle fera une liste d’objectifs qu’elle doit améliorer en ce qui concerne ses contacts sociaux comme échanger quelques mots avec la caissière au dépanneur, avec un collègue de travail ou avec son patron, inviter un client à dîner, participer au party de bureau, et ce, selon leur niveau de difficulté. Évidemment, il importe de commencer par travailler les objectifs les plus faciles afin de pouvoir développer ses habiletés et surmonter graduellement le sentiment d’anxiété. On peut aussi se préparer à affronter certaines situations en les visualisant. 

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