Le sauveur et son triangle infernal : sauveur - bourreau - victime


       

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Par Marie Portelance

Le sauveur et son triangle infernal : sauveur - bourreau - victime

Êtes-vous de ces personnes généreuses, disponibles, inquiètes des autres, prêtes à prendre parti pour les plus faibles dans les conflits? Êtes-vous des soutiens importants pour les personnes chères, au-devant de leurs besoins, souvent en train d’aider, de conseiller, de trouver des solutions pour ceux qui en ont besoin? Avez-vous l’impression que vous avez un rôle à jouer avec vos proches pour empêcher les injustices qu’ils subissent, pour maintenir l’harmonie dans le clan? Vous sentez-vous coupable si vous ne le faites pas? Êtes-vous fatigués de tout ce que vous portez comme responsabilités envers les autres? Peut-être êtes-vous prisonnier d’un rôle défensif: le sauveur!

Sauveur, qui es-tu?
Nos actes de bienveillance envers nos proches, nos enfants, nos amis ne sont pas toujours issus du fonctionnement de sauveur. Heureusement! La gentillesse, l’entraide, la générosité, etc. sont des qualités humaines qui naissent souvent d’élans du cœur tout à fait naturels et spontanés et elles doivent avoir une place de choix dans nos relations.

Or, les actions du sauveur, elles, sont compulsives et naissent d’un élan inconscient d’arrêter la souffrance, celle de l’autre, certes, mais dans le but caché d’apaiser la sienne! La personne sauveur est incapable de supporter l’impuissance qu’elle ressent face aux inconforts des autres. Elle se sent responsable, le plus souvent à tort, des problèmes, défis, inconforts de ses proches et se donne elle-même le rôle de prendre en charge, materner, ménager, surprotéger, pour arrêter de souffrir. C’est elle-même qu’elle «sauve» à travers ces actes
de bienveillance.

La personne qui endosse le rôle de sauveur, a compris, plus jeune, à tort ou à raison, que si elle prenait la responsabilité des problèmes des personnes importantes dans sa vie, si elle allégeait leur souffrance, elle gagnerait en échange la sécurité affective, l’amour, l’attention, l’importance, l’acceptation, la reconnaissance, l’écoute, etc., nourritures affectives essentielles pour tous les êtres humains. Cette compréhension des choses fait qu’elle se sent coupable de tout et a du mal à s’accorder de la valeur autrement qu’en s’occupant des autres. C’est donc pour faire taire son propre sentiment de culpabilité et sa souffrance de dévalorisation qu’elle «sauve», prend en charge et contrôle avant même d’écouter ce qu’elle ressent.

Aussi, le sauveur, face à la douleur d’un proche, manque de discernement et d’objectivité. Il ne distingue pas toujours un danger ou une injustice réelle subie par un être cher, d’une simple émotion désagréable, d’un défi difficile à relever, d’une conséquence déplaisante à assumer. Ainsi, devant un enfant qui a mal ou qui est dans le pétrin, un parent-sauveur va chercher à faire disparaître sa douleur, à régler le problème à sa place et trouvera, au besoin, un coupable à juger et à blâmer. Malheureusement, ce comportement fait fréquemment naître un système de triangulation tout à fait malsain impliquant trois personnes (ex.: père / mère / enfant) (frère / sœur / parent) (collègue / collègue /patron) (ami / ami / ami) ou trois groupes de personnes (ex. : grands-parents, famille recomposée de l’ex-conjoint, personnel de l’école, etc.).

Voici un exemple de ce système relationnel défensif (modèle) dans une famille.

Le triangle infernal: bourreau-victime-sauveur
Imaginons un modèle à trois qui met en scène un enfant, le papa et la maman et dans lequel l’enfant est constamment pris en défaut par le père. Ce papa, face aux règles continuellement enfreintes par son fils et pire aux mensonges de son enfant qui argumente pour ne pas se faire prendre, vit beaucoup de colère et d’insécurité; il réagit avec intensité. Il veut faire assumer à son fils des conséquences percutantes et devient dur envers le jeune. Plus le fils ment et continue à transgresser les règles, plus le père devient agressif dans ses interventions, donc «bourreau».

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