Se libérer des «trop» dans notre vie pour faire place à nos vrais besoins!


       

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Se libérer des «trop» dans notre vie pour faire place à nos vrais besoins!

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Par Marie Portelance

Se libérer des «trop» dans notre vie pour faire place à nos vrais besoins!

Dans les différents secteurs de notre vie, il y a tant de choses qu’on fait en «trop»! Et sans raison valable!

Au travail, trop de paperasses, trop de responsabilités, trop de blabla inutiles, trop de courriels… À la maison, trop de ménage, trop de télé, trop d’internet, trop de matériel… Dans notre couple ou dans notre famille, trop de tolérance, trop de services rendus, trop de fêtes de famille, trop d’énergie à lutter, trop de contrôle… Avec les enfants, trop d’argumentation, trop d’acharnement sur les devoirs, trop de temps dans les arénas ou dans la voiture, trop d’impatience… Avec nous-mêmes, trop de bouffe, trop d’alcool, trop de questions sur le futur, trop de pensées envahissantes, trop de laisser-aller ou trop de discipline, trop de performance…


Trop de « trop ». Pendant ce temps, il y a les « pas assez » de nos vies qui languissent et se morfondent, attendant qu’on fasse enfin un petit ménage pour faire une place de choix à nos vrais besoins !
 

Comment reconnaitre un « trop » ?
Il serait bien utopique de penser que le buffet de notre vie ne puisse être rempli que de sushis et de gâteaux au chocolat. Dans chaque assiette de la vie, il y a inévitablement un peu de brocoli ; c’est-à-dire des activités et des responsabilités que nous devons accomplir, bien qu’elles ne nous remplissent pas d’allégresse, parce qu’elles font partie d’un tout qui est important pour nous. On se fait une bonne bouffe avec des amis, ça vient avec de la vaisselle à laver ; on a un travail que nous aimons, mais il vient avec beaucoup de réunions et une obligation de travailler le weekend ; on adore notre nouveau bébé, mais il faut se lever la nuit pour le nourrir ; etc. Ces activités ne font pas partie de la catégorie des « trop », mais de celles des responsabilités qui viennent nécessairement avec nos choix.


Les « trop » sont des actions que nous faisons consciemment ou sans trop nous en rendre compte pour de tout autres raisons, c’est-à-dire par habitude, par compulsion, par fausses obligations, par croyance qu’on n’a pas le choix, alors qu’en fait nous avons le choix. Si on se met à l’écoute, si on porte attention, on peut les reconnaitre par le fait que les « trop » nous demandent un excès de volonté ou un excès d’effort, qu’ils nous tirent de l’énergie. On les exécute, pensant qu’ils vont nous faire du bien, combler un manque, un vide, pensant en fait qu’ils vont satisfaire nos besoins, mais la vérité, c’est que les « trop » de nos vies nous vident ou s’ils nous remplissent, ils ne remplissent pas le bon vase… car ils ne comblent aucunement nos vrais besoins. Au contraire, ils sont une façon de ne pas ressentir une douleur, une peur, un manque, une peine… ou toute autre émotion désagréable.
 

Que cachent les « trop » ?
Je me souviens d’une période de ma vie où le ménage et l’ordre étaient d’une importance exagérée dans ma semaine. Ayant une vie très chargée avec un travail à temps plein, cinq enfants et tout ce qui vient avec cette réalité au quotidien, je passais plusieurs heures hebdomadairement à mettre de l’ordre et à faire du ménage. Cette tâche passait avant beaucoup d’autres choses pourtant prioritaires. Je ne pouvais pas passer une semaine sans que la routine exigeante que j’avais établie à ce niveau soit suivie à la lettre. La lessive de toute la famille devait être impérativement terminée pour tel jour, telle heure. Je ne tolérais rien qui ne soit pas à sa place, ma maison avait toujours l’air d’être prête pour une séance photo, etc. Même si ma semaine était inhabituellement surchargée, rien ne pouvait me faire déroger à mes exigences concernant le ménage et l’ordre dans la maisonnée.


J’ai aujourd’hui encore effectivement besoin que mon environnement soit bien rangé et propre pour me sentir bien dans ma maison, mais à cette époque, cela allait au-delà d’une simple recherche de bien-être environnemental et cachait un mal-être quelconque bien dissimulé derrière ce comportement. Cet élan compulsif que j’avais à la maison et nulle part ailleurs, mon incapacité à m’empêcher de déployer toute cette énergie intense mise à la tâche, alors que rien ne m’y obligeait et le surplus de temps que j’y mettais étaient des indices pour me démontrer que je faisais affaire à cette époque à un « trop ». Mais alors, ce besoin de maitriser ainsi mon environnement, que cachait-il ? La réponse : un manque de maitrise sur ma vie à l’intérieur de cette maison, un mal-être important dans une de mes relations avec un membre de ma maisonnée. Pendant que je forçais sur le ménage, j’engourdissais ce mal, je me donnais une impression de contrôle sur la situation, je ne faisais pas face à la vraie douleur ni au vrai besoin. Pendant que je mettais de l’énergie dans ce « trop », je ne m’occupais pas du « pas assez » pas dans cette relation. Ce n’était pas ma maison dans laquelle je devais faire du ménage, mais dans ma vie relationnelle.
 

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