Cure santé avec nos plantes sauvages printanières


       

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Cure santé avec nos plantes sauvages printanières

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Par Natacha Imbeault 
et collectif Herbothèque

Cure santé avec nos plantes sauvages printanières

Le printemps est la saison propice pour faire des cures. Celles-ci permettent de nettoyer le corps, de le tonifier, de le nourrir en profondeur et parfois de perdre quelques kilos en trop. À cet effet, on nous vend mille et une solutions, toutes meilleures les unes que les autres. Il faut toutefois garder en mémoire que dans ce domaine, les miracles n’existent pas. Lorsque l’on décide de commencer de telles cures, il est nécessaire de s’impliquer et d’y mettre du sien. Une bonne alimentation, une bonne hydratation, de l’exercice et un bon repos, voilà déjà un excellent début. Heureusement, on peut s’adjoindre quelques alliées et ici, les plantes savent y faire.
 


Les plantes médicinales, les fruits et légumes en cure aident votre corps à se renouveler et vous gardent un air de jeunesse accompagné d’une énergie renouvelée. Une alimentation plus légère, avec moins de produits acidifiants, est recommandée durant cette période. Éviter les charcuteries, viandes rouges et produits trop raffinés. Il est important de boire beaucoup. Bouger tous les jours 30 à 45 minutes permettra également de mieux éliminer, en plus de vous mettre en forme. Une simple marche suffit. L’important est la régularité.

Les organes de détoxication travaillent sans relâche pour nettoyer les tissus du corps et maintenir l’équilibre et la santé. Par nos habitudes de vie, il arrive souvent que nous surchargions ces organes que sont les poumons, les reins, le foie, la peau, la lymphe et les intestins.

Il est bon de faire un nettoyage, c’est-à-dire une cure, deux fois par année. Le printemps se prête particulièrement bien à une cure.

Combien de temps devrait durer une cure ?
Cela peut être très variable. On peut la faire pendant une journée, trois jours, une semaine, trois semaines ou trois mois. Une fois que l’on a l’habitude d’en faire régulièrement des plus courtes, le besoin d’une longue cure se fait moins sentir. Faire quelques jours de monodiète, pendant la saison d’un fruit ou d’un légume, est aussi une belle façon d’entretenir la santé.

Il est bon de donner un repos à notre corps pour qu’il puisse se nettoyer, se régénérer et se reposer. Pour ce faire, on fera un nettoyage deux fois par année — printemps et automne, d’une durée minimum de trois jours, mais idéalement ce sera trois semaines.

Les herbes seront particulièrement utiles pour nettoyer en douceur et en profondeur. Il existe plusieurs excellents composés sur le marché, mais vous pouvez aussi préparer votre propre mélange.

Un nettoyage de l’organisme pourrait occasionner de légers symptômes désagréables (maux de tête, nausées). Si c’est le cas, on réduira le dosage quelques jours, jusqu’à ce que les symptômes disparaissent.

Quelques plantes printanières
Les herbes sont de précieuses alliées pour ranimer la santé et l’énergie. Elles nettoient, soutiennent, tonifient et activent le nettoyage de l’organisme. Voici quelques suggestions de plantes qui se prêtent particulièrement bien aux cures et qui pourront être prises en tisane, en bain et en concentré liquide. On peut en choisir une ou quelques-unes pour aller chercher l’effet désiré.

- Asperge (Asparagus officinalis) : l’asperge est diurétique, elle aide à résorber les engorgements de la rate, c’est un draineur du foie et un dépuratif du sang. Elle calme et tonifie le système nerveux. On peut faire une cure de son jus pour une durée de 1 ou 2 semaines. Pour une semaine, prendre 60 ml de jus par jour au lever. Pour deux semaines, prendre 30 ml de jus dans de l’eau, matin et soir. Précautions : l’asperge est contre-indiquée en cas de cystite et rhumatisme articulaire aigu (à cause de sa richesse en purines).

- Érable (Acer saccharum) : l’eau d’érable est dépurative, reminéralisante, légèrement laxative, vermifuge et antiparasitaire. C’est un tonique général du métabolisme et elle purifie la lymphe. Les première et deuxième journées, on commence doucement avec 60 à 80 ml pour avertir le corps. Ensuite, on augmente graduellement jusqu’à 250 ml. Après quelques jours, on réduit graduellement les quantités pour ne pas forcer l’organisme. On fait cela pendant 10 à 15 jours. Attention : certaines personnes hypoglycémiques ne tolèrent pas l’eau d’érable – elle est trop stimulante pour elles. Cela peut aussi être trop stimulant pour les intestins sensibles. Il est donc important d’y aller graduellement et d’observer.

- Fraise (Fragaria vesca) : plusieurs études ont mis de l’avant les qualités anticancers des fraises. Une consommation de 375 à 500 ml de fraises fraiches ou congelées a permis de mesurer dans l’urine l’augmentation de la capacité antioxydante de l’organisme. Lors d’autres études, on a constaté l’inhibition du cancer du sein et du cerveau avec la consommation de fraises lyophilisées. Chez des rats, le développement du cancer de l’œsophage a diminué avec la consommation de fraises séchées. De plus, des extraits de fraises se sont montrés efficaces pour prévenir le développement de cellules cancéreuses humaines du côlon et du col de l’utérus.

Les flavonoïdes de la fraise sont un bon moyen de prévention contre l’athérosclérose, responsable des maladies cardiovasculaires. Elles sont diurétiques et excellentes contre la goutte.

La fraise peut se prendre en monodiète en saison ou le matin à jeun pendant quelques semaines. Les fraises congelées ou lyophilisées sont aussi une alternative pour le reste de l’année.

- Framboisier (Rubus idaeus) : on utilise les feuilles cueillies au début de la floraison. Très minéralisant, tonique et nutritif, le framboisier favorise également une bonne circulation du sang et le nettoie. Il agit comme un régulateur sur les intestins et l’appareil reproducteur féminin, car c’est un grand spécialiste de la santé des femmes. Il régularise tous les processus du système reproducteur et peut être utilisé à la puberté, durant la grossesse, à l’accouchement, à la ménopause ou pour les problèmes menstruels de tous genres. Il nettoie le sang et le garde clair, aide à combattre plusieurs infections, est digestif, anti-inflammatoire de la bouche et astringent. Il est aussi utile dans les cas de prostatite.

- Ortie (Urtica dioica, feuilles) : on utilise les feuilles fraiches dès qu’elles commencent à sortir, et ce, jusqu’à ce que la floraison commence, ou séchées à l’année. L’ortie nettoie, nourrit et tonifie l’organisme tout entier. C’est la spécialiste du fer et des minéraux alcalinisants. Elle est dépurative, reminéralisante et excellente en cas de fatigue, d’anémie et de maladies de peau. Grâce à sa haute teneur en chlorophylle et en vitamines, elle nettoie le sang, tonifie les reins et est légèrement diurétique, donc très utile contre les troubles urinaires. Par ailleurs, elle tonifie les glandes et soulage les troubles de la prostate. Elle fortifie les cheveux, stimule leur croissance et aide les os et les articulations à se régénérer.

- Pissenlit (Taraxacum officinalis) : on utilise la racine cueillie à l’automne ou les feuilles au printemps. Plante de vitalité, tonique et nutritive, c’est un excellent draineur et nettoyeur. Il stimule la production de bile et son évacuation et c’est également un bon support pour les reins, en plus d’être un dépuratif sanguin qui aide à la reconstitution du sang. Il a une action bénéfique sur la rate et le pancréas. Régulateur de la glycémie, il aide à prévenir les changements brusques du taux de glucose.

Le pissenlit est également nutritif et minéralisant ; une vraie panacée ! On peut le prendre en décoction ou en concentré liquide, idéalement dans le vinaigre de cidre. On peut aussi manger les jeunes feuilles en salade, au début du printemps.

Cure printanière de feuilles de pissenlit
La feuille fraiche permet un nettoyage printanier harmonieux. On prend donc 2 ou 3 feuilles de pissenlit chaque jour pendant trois semaines en ayant soin de bien mastiquer. Lorsque la cure commence à l’apparition des rosettes, les feuilles sont minuscules et quand la cure se termine juste avant la montée des fleurs, le nombre de feuilles reste le même, mais elles sont plus grosses et le corps s’est habitué progressivement à l’action du pissenlit.

Cure de tiges de pissenlit
Maria Treben recommande de manger de 5 à 10 tiges de fleurs de pissenlit. Tout d’abord, on lave les tiges avec les fleurs, ensuite on enlève celles-ci et l’on mâche lentement. Le goût est un peu amer au début, mais les tiges sont juteuses et croquantes. Elle recommande cette cure pour les gens fatigués, sans énergie, pour les démangeaisons, l’eczéma, pour nettoyer et stimuler l’estomac et l’inflammation du foie. Et pourquoi pas juste pour le plaisir de l’expérience et des bienfaits qu’elle permet ? Pas besoin d’être malade pour profiter du pissenlit !

- Trèfle rouge (Trifolium pratense) : on utilise les fleurs cueillies au fur et à mesure de la floraison. Alcalinisant, nutritif, le trèfle rouge renforce l’immunité. Dépuratif doux et subtil, il nettoie, reconstruit et fortifie le sang sans affaiblir. Il accompagne bien les autres plantes en douceur.

Cure de jus d’herbes médicinales
On parle beaucoup des bienfaits des jus d’herbe de blé et des jus verts. Ce sont effectivement des outils très intéressants pour donner de l’énergie, nourrir et supporter notre corps. Depuis plusieurs années, je me fais régulièrement des jus avec plantes vertes, incluant des plantes médicinales du printemps à l’automne. Le procédé est très simple, vous devez mettre de 60 à 125 ml de plantes fraiches mélangées bien tassées, au choix, avec 250 ml d’eau fraiche. Au début, mettre moins d’herbes et augmenter graduellement. Mettre le tout au mélangeur et fragmenter les plantes en purée, si possible. Certaines plantes plus fibreuses se fragmentent moins bien, c’est normal. On peut les couper au préalable au ciseau pour faciliter la fragmentation. Il faut également mettre plus d’une plante dans le mélange, car mettre une plante seulement pourrait donner une trop grande concentration d’une même propriété médicinale, ce qui n’est pas conseillé. Pour le goût, vous pouvez mettre une à trois feuilles de menthe. Filtrer avec un tamis très fin et boire immédiatement. Ce jus ne se conserve pas, car il s’oxyde rapidement. Pour ralentir l’oxydation, on peut ajouter le jus d’un demi-citron dans le mélange avant de broyer les plantes. À ce moment-là, il sera possible de boire ce jus graduellement au cours de l’avant-midi. Plus vous prendrez le temps de bien insaliver le jus, plus vous bénéficierez de ses bienfaits. Prendre ce jus de préférence le matin. Pris trop tard en journée, il pourrait vous empêcher de dormir le soir, vu la grande énergie qu’il apporte. Une fois filtré, on peut remettre le jus au mélangeur avec des fruits, noix et céréales au goût, pour en faire un « smoothie ». En plus des bienfaits de la chlorophylle qui favorise l’élimination des toxines de l’organisme, la digestion, la bonne haleine, la production de globules rouges, l’élimination des problèmes de constipation, la cicatrisation et qui agit comme anti-inflammatoire et antioxydant, vous bénéficierez également des propriétés spécifiques à chacune des plantes que vous mettrez dans votre mélange. Cette façon de faire des jus permet d’aller chercher toute la vitalité des plantes et une grande biodisponibilité des propriétés et bienfaits de chacune.

Quelques plantes intéressantes : achillée millefeuille (feuilles), avoine (sommités fleuries), bardane (feuilles), basilic (feuilles), coriandre (feuilles), framboisier (feuilles) luzerne (feuilles), marguerite (feuilles), mélisse (feuilles), menthe verte ou poivrée (feuilles), mouron des oiseaux (partie aérienne), ortie (jeunes feuilles), pensée (feuilles et fleurs), pissenlit (jeunes feuilles), plantain (feuilles), romarin (feuilles), thym (feuilles), trèfle rouge (feuilles et fleurs).

Toute plante médicinale qui n’est pas trop coriace pourrait être utilisée de cette façon.

En conclusion
Je terminerais en mentionnant que si vous n’avez jamais fait de cure, le plus important est de commencer graduellement au niveau des dosages pour éviter des expériences désagréables et pour avoir une idée de comment votre corps réagit. Intégrer les cures de plantes une à deux fois par année apporte légèreté et énergie, c’est vraiment un gain que de les intégrer dans notre vie. Bonne cure !


Natacha Imbeault est maître herboriste et Hta, auteure, conférencière, thérapeute multidisciplinaire et directrice de L’Herbothèque, un institut qui offre des formations en santé naturelle, en personne et par correspondance, partout dans la francophonie. www.herbotheque.com ou 819 326-4516.

Ressources

La section Herbo-Vie du site Internet de l’Herbothèque 
(www.herbotheque.com) ainsi que le site Internet 
(www.passeportsante.net) contiennent une multitude d’informations gratuites sur la santé naturelle et les plantes. N’hésitez pas à les consulter!
Attention, si vous prenez une médication, il ne faut jamais l’arrêter. Il est très important de consulter un professionnel. De plus, certaines plantes peuvent interagir avec certains médicaments.

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