Sortir de notre zone de confort et voir nos ailes se déployer!


       

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Par Marie Portelance

Sortir de notre zone de confort et voir nos ailes se déployer!

Ma peur de voyager seule vient d’une expérience que j’ai vécue à 13 ans, lorsque ma famille a déménagé pour une période de 3 ans. Nous sommes partis de Rigaud, petite ville de campagne, pour aller vivre à Paris. Cette expérience a été une source de profonde insécurité pour la jeune adolescente que j’étais. Je n’y ai vécu aucun grand drame, mais une multitude de petites anecdotes qui peuvent sembler anodines, mais qui, ajoutées l’une à l’autre, ont généré en moi une anxiété face à certaines situations où je perds mes repères. Mon expérience est faite des moqueries de mes pairs sur mes vêtements et de risées générales provoquées par mon accent québécois; du mépris de la vendeuse de tickets de métro qui s’offusque de ma question sur la direction à prendre et me rabaisse sèchement, de la dévalorisation vécue à l’école due à ma difficulté à m’adapter à l’éducation française; de la sensation si angoissante face à la perte de mes repères, de mes amis, des odeurs et saveurs connues, au bruit insupportable des klaxons et des insultes entendues dans les rues; tous ces évènements vécus lors de ma première année en terre française, simples en apparence, ont laissé des cicatrices profondes sur ma confiance en moi et une fausse croyance que je resterais paralysée et sans ressources si je me retrouvais encore dans de telles situations.

Sauter dans le vide et le filet apparaitra
Ce qui fait peur à l’un ne suscite pas nécessairement d’inquiétudes chez l’autre. Ainsi, l’un sautera en parachute sans angoisse, l’autre aura plusieurs enfants malgré une situation financière précaire, un troisième voyagera seul avec un sac à dos dans n’importe quel coin du monde, un autre quittera son emploi sans filet de protection, son voisin acceptera de parler devant un public, un autre s’interposera entre un touriste et son agresseur… tout ça sans trop de peurs, sous l’œil admiratif de ceux qui ne pourraient jamais accomplir de telles choses. Pourtant, ces mêmes personnes courageuses ont aussi des peurs face à d’autres défis, que ceux-ci soient d’ordre personnel, relationnel ou professionnel. Quelles sont vos peurs à vous ? La peur de vous engager dans une relation amoureuse, la peur de manquer d’argent, d’avoir des enfants, la peur d’échouer dans un projet, celle de mourir, de souffrir, d’être humilié, de perdre…

Il y a un moment pour respecter nos craintes. Mais vient un jour où nos peurs nous gardent barricadés dans une zone de confort qu’on doit dépasser. Cette zone de confort, certes confortable parce que non menaçante, devient un jour une prison quand elle nous confine à une moitié de bonheur, un semblant d’amour, une demie liberté et des élans de vie réprimés. Ce jour-là, choisir de rester dans cette zone et de ne prendre aucun risque, de ne faire aucun dépassement, c’est choisir de nourrir la mort en soi, à petit feu.

Tout comme un enfant peut avoir besoin de s’apprivoiser à ses peurs avant de sauter du haut tremplin, tout comme il a le droit de monter cette haute échelle, d’avancer vers le bout du plongeoir puis de reculer et de redescendre, il est normal et légitime que nous ayons besoin de temps avant de sauter dans une expérience qui nous effraie. Pendant cet apprivoisement, on a souvent l’impression que rien ne se passe, que nous n’avançons pas vers notre défi, vers notre bonheur, mais on s’y trompe. Exactement comme on s’y trompe quand on pense que la graine qu’on vient de semer ne germe pas puisqu’on ne voit aucun résultat immédiat! Est aveugle celui qui ne regarde qu’avec les yeux. Comme la graine, pendant que nous avons peur oui, mais que nous ne lâchons pas des yeux le défi qui nous attire, notre confiance est en train de germer en nous, nous sommes en train de rassembler nos forces, de faire le décompte de nos ressources et de faire grandir notre courage. Un jour, l’enfant ne recule plus sur le haut du plongeoir. La peur n’est pas disparue, il a encore peur, mais enfin, il saute et c’est là, à ce moment seulement, que des ailes poussent dans son dos. Elles ne pouvaient pas pousser avant son saut! Nos ailes ne poussent qu’une fois que notre saut est fait !

Oui, il y a un temps pour respecter nos peurs, néanmoins, il vient un temps également où, même si la peur et une incertitude face au futur sont toujours au rendez-vous, il faut risquer, faire confiance et passer à l’action.

La puissance intérieure se touche dans l’instant
Les peurs issues de nos expériences passées nous font élaborer des scénarios dramatiques et avoir des pensées très pessimistes sur l’expérience qui nous attire.

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