La comparaison


       

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Marie Portelance, TRA, Thérapeute en relation d'aide

La comparaison

Un poison pour l’estime de soi


Comparer les choses les unes avec les autres est un réflexe humain tout à fait normal et utile puisqu’il nous donne des points de repère essentiels à notre bon fonctionnement. Mais si la comparaison est utile pour connaître la valeur du dollar canadien par rapport à celle du dollar américain, elle ne peut pas être utilisée avec les humains sans laisser des marques réelles sur l’estime de soi de la personne, des marques qui risquent de rester douloureuses longtemps. La comparaison, celle que nous utilisons pour parler à nos enfants ou nos adolescents autant que celle que nous utilisons pour essayer de mesurer notre valeur personnelle, c’est un poison pour l’estime de soi.

Des phrases qui tuent l’estime de soi
Nous sommes tous des enfants de la comparaison. Même si quelques-uns d’entre nous n’ont pas entendu des phrases qui tuent telles que « Ton frère est plus gentil que toi ! » ou « Si ta sœur pouvait être aussi travaillante que toi ! », nous avons tous été comparés à la hausse ou à la baisse, si ce n’est que par les notes à l’école.


Les adultes qui ont fait ça avec nous l’ont fait en toute bonne foi, croyant que c’était la bonne chose à faire. En tant qu’éducateur, quand on compare les enfants aux autres enfants, on croit à tort leur donner des repères pour bien se connaître et bien se définir. On veut aussi les motiver à se dépasser et à s’améliorer. Quoi de plus louable ! Pour ce faire, on s’en donne même parfois à cœur joie en y allant d’une petite comparaison avec nous-mêmes, commençant notre phrase par un « Moi, quand j’avais ton âge… » Si vous avez bien observé, il est très rare qu’on ait l’impact voulu avec ce type de remarque. Rapidement, les arguments fusent de la bouche des plus vieux : « Ça n’a pas de rapport ! », disent-ils.


Ils ont raison. Et c’est une chance pour eux quand ils sont capables de résister et de ne pas laisser entrer le vrai message que nous leur envoyons et qui se décode en réalité comme suit : « Si tu veux avoir de la valeur, tu devrais être comme ton frère, ta sœur… ou comme moi quand j’étais petite. » Par la comparaison, on est très loin de les aider à découvrir leur valeur personnelle. On les incite plutôt à se modeler à ce qu’on croit qu’ils devraient être pour « être quelqu’un de bien ». Au lieu d’augmenter leur estime personnelle, on la fragilise. Voyons pourquoi ce genre de comparaison agit comme poison pour l’estime et la confiance en soi plutôt que comme stimulant.

Si je suis « + » responsable que Léa 
et « - » drôle que Léo, qui suis-je ?
La comparaison induit automatiquement une idée d’être inférieur ou supérieur à quelqu’un, meilleur ou pire. Et si à court terme, l’un a l’air plus confortable que l’autre, à long terme et à répétition, la comparaison qui dévalorise tout comme celle qui survalorise (eh oui !) laisse chez la personne un manque d’estime de soi et un manque de confiance en soi.


Pour celui qui a été comparé à répétition à la baisse, son drame intérieur est de croire que comme il est surpassé par les autres, il n’a pas autant de -valeur que les autres. Pour celui qui a été comparé à la hausse à répétition, son drame intérieur est de croire qu’il a de la valeur seulement tant et aussi longtemps qu’il n’est pas surpassé par les autres et qu’il reste un des meilleurs.
Bien que la blessure se ressente différemment, le mal a les mêmes racines et la même cause : l’incapacité à sentir sa valeur intrinsèquement.

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