Avoir le courage de ses limites


       

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Avoir le courage de ses limites

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Marie Portelance, TRA, Thérapeute en relation d'aide par l'ANDC

Avoir le courage de ses limites

Faut-il arriver à un burn-out, à une explosion de colère ingouvernable, à un diagnostic de maladie sérieuse, à une douleur insoutenable en relation, pour réaliser qu’on a des limites et surtout pour se donner le droit de les respecter et de les faire respecter ? Non, bien sûr que non.

Malheureusement, plusieurs d’entre nous ont besoin que l’irréparable se produise pour nous éveiller et pour cesser d’outrepasser nos limites physiques ou psychiques. Toutefois, que ce soit dans notre relation de couple, celle qu’on a avec nos enfants, nos amis, notre famille, nos collègues ou notre patron, il est possible et même important d’avoir le cou-rage de nos limites.


Les limites et la dévalorisation
Avoir des limites a bien mauvaise presse. Très peu de gens ont la chance d’être dans un milieu personnel, familial ou professionnel dans lequel respecter ses limites est valorisé. On se fait rarement féliciter par notre patron pour avoir répondu « non » à une demande d’heures supplémentaires qu’on n’arrivera pas à faire sans que cela génère des effets négatifs pour soi ; ou par notre famille pour avoir choisi de ne pas participer à un rassemblement familial qui surcharge notre emploi du temps ; ou encore par notre proche quand on lui demande d’arrêter de nous parler avec des mots dénigrants.
Généralement, les réactions des autres face à cette manifestation de respect de soi sont plutôt le jugement, les reproches, le chantage affectif, le mécontentement, etc. Et non seulement, on reçoit rarement de reconnaissance quand nous respectons nos limites, mais c’est quand nous ne les respectons pas, que nous en recevons le plus. « Mon Dieu que tu es merveilleux ! C’est incroyable tout ce que tu fais. » « Vous êtes une employée modèle, Madame Simard ! L’entreprise aurait besoin de plus de gens comme vous qui ne refusent jamais d’en faire plus. » « Toi, ma chérie, tu es facile à vivre, tu ne te plains jamais, tu ne crées jamais de conflits. » Si bien, qu’il est difficile de ne pas porter un jugement négatif sur nous, si nous sentons que nous avons envie de dire « Stop, je sens que mes limites sont transgressées ou en danger de l’être ». Souvent, on ignore même ce que sont nos limites.


Qu’est-ce qu’une limite?
Une limite, c’est, selon Larousse,
« la ligne qui circonscrit un espace ». 


Pour un être humain, en résumé, on peut parler de son espace vital (la bulle autour de son corps dont il a minimalement besoin pour bien fonctionner), de son espace corporel (son corps, sa santé), psychologique (sa dignité, ses émotions, sa sensibilité, ses forces, ses zones de vulnérabilité, ses besoins affectifs, ses goûts), matériel (ses lieux de vie, ses biens), temps (ses horaires), intellectuel, créatif, spirituel (ses opinions, ses croyances, ses apprentissages, ses expériences, ses créations, ses projets)…


Une limite personnelle serait donc la ligne qui circonscrit nos espaces, donc une frontière à ne pas franchir ou laisser franchir sans autorisation. Par exemple, je peux accepter que mon amoureux entre dans mon espace vital pour me faire un câlin. Mais il est important d’être conscient des autorisations qu’on donne afin de rester le maitre de nos espaces. Sentir nos limites et les faire respecter, c’est protéger nos différents espaces personnels de l’envahissement généré par nous-mêmes, par autrui ou par des circonstances. Évidemment, il est presque impossible de ne jamais être envahi, mais en étant à l’affut de nos sensations intérieures, nous pouvons être le guetteur de nos frontières et repousser les intrus. Il est plus facile quand les gens autour de nous respectent naturellement nos territoires personnels, mais quand ils ne le font pas spontanément, c’est à nous seuls et à personne d’autre qu’incombe la responsabilité de gardien des frontières. Et notez bien que le principal intrus à repousser, celui à qui nous devons dire « stop c’est assez ! », c’est nous-mêmes. C’est nous qui avons du mal à nous donner ce droit au respect. Quand on arrive à être ferme envers nous-mêmes, ensuite on peut l’être face à l’autre. Pas avant. Toutefois, pour arriver à prendre soin de nos limites, nous devons faire face à nos peurs.

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