Nourrir le rêve, un casse-tête ?


       

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Nourrir le rêve, un casse-tête ?

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Hélène Renaud et Michel-Jacques Bergeron

Nourrir le rêve, un casse-tête ?

Lorsque nous voyons une personne qui parle seule, nous nous tournons vers elle, la qualifiant de déficiente mentale, alors que presque tout le temps nous faisons la même chose. Constamment, surgissent dans notre tête des grappes de pensées prenant la couleur de sujets ou de thèmes particuliers qui nous entraînent dans des ivresses mentales où nous pensons à des moyens avec lesquels nous nous voyons en train d’arranger la réalité. Que de perte d’énergie, que d’insignifiants qui ne mènent qu’à la folie ! En réalité, notre cerveau est hypnotisé, ne sachant pas ce qu’il fait. Par exemple, si je me réveille la nuit, mon mental s’agite, il cherche des solutions à différents problèmes provenant du passé pour régler le futur. Alors des pensées de peurs, d’attaques et de défenses prennent toute la place dans mon esprit. Aucune d’elles n’est source d’amour.

Elles ne font qu’entretenir le rêve et le fantasme dans ma vie :

un véritable casse-tête. Je pense à la salle de bain que je dois rénover, j’imagine le plan idéal et le trou que cela va créer dans mon budget ainsi que les conflits que tout cela va engendrer avec mon conjoint ! Je pense à mon collègue, que je considère comme hypocrite et menteur, j’espère le coincer dans ses mensonges. J’élabore des plans pour régler des problèmes… inexistants. Des idées de vengeance et de sabotage me viennent à l’esprit : je pense à mon conjoint et mes enfants qui laissent tout traîner ; je leur en veux. Je pense à ce que je vais manger pour déjeuner, et je suis tendu parce que je devrais perdre du poids ; je me culpabilise. Je pense aux vêtements que je dois m’acheter et à ceux dont les enfants auront besoin pour la prochaine saison. Je pense à la fatigue que j’éprouve depuis quelque temps, au salaire injuste que je reçois, etc. Ce qui est absurde, c’est que je crée des guerres imaginaires, des conflits aussi fictifs que futiles tant avec moi qu’avec les autres. Je passe du bien au mal. À certains moments, je jouis de mes attaques; à d’autres, je suis déçu. Si un seul instant je devenais conscient, je m’apercevrais que personne n’est là, qu’il n’y a que moi, dans mon rêve éveillé, qui souffre de mes élucubrations. Je suis seul à entretenir ce monologue contre moi-même. Cette insignifiance ne me conduit nulle part. Si je ne suis pas vigilant et que je laisse faire mon ego, il continuera à prendre le contrôle de ma vie.
 

Ce monologue est la voix de notre petit soi qui est soit victime,

soit bourreau ou soit sauveur. C’est cette petite voix en nous qui est accusatrice, qui n’a que des demandes, des manques, des besoins, des critiques, des attaques, des jugements et qui est triste. Se sentant seule, elle crie de sa voix stridente sa douleur et sa souffrance au monde. Nous l’entendons parfois en nous, comme une voix misérable qui monologue dans un murmure plaintif et se complaît à ressasser tous les manques qui l’affectent : « J’aimerais être… autre chose, avoir… autre chose. Je n’ai pas assez d’argent, pas assez dormi, pas assez de temps, pas l’auto ou la maison de mes rêves, trop de travail, de responsabilités, de difficultés, de problèmes, mon conjoint ne me comprend pas, ne m’écoute pas, je perds ma santé, je suis déçu, j’aimerais que…, c’est à cause de… ». Je n’écoute que cette voix qui tourne en rond et mon ventre crie qu’il a faim d’autres choses !

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