Mieux vivre avec un complexe physique


       

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Mieux vivre avec un complexe physique

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Marie Portelance | Paru dans Mieux-Être Édition 77

Mieux vivre avec un complexe physique

« Je suis trop grosse, trop maigre, trop ridée, trop flasque. Mon nez est trop croche, trop long, mes oreilles trop décollées, mes fesses trop plates, mes seins trop petits. Je ne suis pas assez musclée, pas assez grande, pas assez… parfaite. » Avoir un complexe physique, quel qu’il soit, ça fait véritablement mal ! En plus, on a l’impression que cet aspect de notre corps qu’on n’aime pas est si apparent, que tout le monde ne voit que ça ! Évidemment, puisque nous-mêmes ne voyons que ça ! Comment faire pour adoucir les effets dévastateurs d’un complexe physique sur notre estime personnelle ?

Pourquoi est-on complexé ?

Un complexe physique, c’est un sentiment de dévalorisation qu’on accroche à une caractéristique de notre corps. Celle-ci peut être bien réelle ou carrément déformée par notre propre perception. Les complexes physiques sont particulièrement fréquents chez les adolescents bien qu’ils puissent aussi apparaître dès l’âge de 7 ans chez les enfants et nous habiter encore, une fois que nous sommes devenus adultes. Évidemment, un complexe peut aussi prendre naissance pendant l’âge adulte. Plusieurs raisons expliquent la formation d’un complexe; en voici quelques-unes.

Les multiples et rapides changements physiologiques que vivent les jeunes à la période de l’adolescence et qui sont ressentis généralement comme une mise à nu face au regard des autres, expliquent l’extrême vulnérabilité éprouvée à cet âge et donc le terrain fertile à la formation de complexe. Les réactions inadéquates du milieu familial ou une expérience d’humiliation ou de dénigrement marquante peuvent suffire à favoriser la création d’un complexe physique. On sous-estime l’impact des commentaires cinglants lancés par les pairs à l’école, par les membres de la famille ou par les proches qui peuvent laisser des marques insoupçonnées chez un individu, marques qui ont un impact dévastateur sur l’estime de son corps et parallèlement sur son sentiment de valeur personnelle. Les différents deuils que nous avons à faire en lien avec le processus de vieillissement peuvent également provoquer la naissance d’un complexe. Et bien sûr, la pression sociale des modes et l’importance exagérée de l’image qui ont mené au culte de l’apparence, qui nous porte à nous comparer à des idéaux de beauté inatteignables, ont également leur effet sur la permanence d’un complexe.

Le symptôme premier du complexe physique est que la personne complexée cherchera naturellement à cacher la partie de son corps dont elle a honte, croyant que c’est pratiquement tout ce que l’on voit d’elle quand on la regarde. Elle pourra aussi compenser son sentiment de dévalorisation en développant une qualité à outrance (une générosité excessive, par exemple) ou une compétence dans son domaine, compétence qui lui coûtera cher à acquérir, ou encore, en endurant des comportements inadmissibles à son égard.  

Tout cela étant motivé par la certitude qu’elle est indigne d’être aimée pleinement à cause de sa caractéristique physique. Et cette certitude est réelle pour elle autant que la douleur vive qui l’accompagne !

Derrière une image de soi juste ou déformée, il y a une souffrance bien réelle !

Si vous avez un complexe physique, vous connaissez la douleur aigüe que cela provoque. Personnellement, l’intensité et la permanence du mal-être que je ressentais dans mon corps à l’adolescence étaient si pernicieuses que, par un simple saut dans ce passé, je me le remémore sans peine. De plus mince qu’une feuille de papier, j’étais passée en quelques mois à 160 livres. J’avais une impression étrange que ce nouveau corps n’était pas le mien. Avec une détresse que j’essayais de refouler, je me débattais intérieurement avec mon sentiment de honte. Je me vois encore marcher la tête baissée, avec des vêtements qui me rendaient la plus invisible possible. J’étais certaine que tout le monde me regardait et ne voyait que mes rondeurs. Quand j’entendais rire, j’étais sûre qu’on riait de moi et de mon corps. Mon Dieu ! Quelle valeur me restait-il ? Qui pourrait m’aimer maintenant outre les membres de ma famille ? Quel pouvoir de séduction me restait-il ? Comme je me sentais ridicule !

C’est à quelques détails près, ces mêmes émotions vives que j’entends chez la plupart des personnes qui vivent un complexe. Et les tentatives malhabiles de leurs proches qui cherchent, impuissants, à les soulager ou à leur redonner confiance, par des phrases telles que :

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