La colère, source de déséquilibre


       

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La colère, source de déséquilibre

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Hélène Renaud et Michel-Jacques Bergeron | Paru dans Mieux-Être Édition 77

La colère, source de déséquilibre

Les pensées de jugements font toujours naître un sentiment de colère. Lorsque monte en moi une colère, c’est que je crois que c’est à cause de l’autre que je souffre ; que l’on m’a attaqué en premier en s’opposant ou en faisant interférence à mon attente. Alors qu’en réalité la souffrance était déjà dans mon esprit. Si je reviens d’une façon honnête sur mes pensées d’origine précédant le conflit, je pourrai observer que c’est moi qui avais frappé le premier par mes pensées de jugement. Si je n’effectue pas ce recul, je croirai que ma colère est justifiée et comme légitime défense, des pensées d’attaque peupleront mon esprit. Je n’attendrai que le bon moment, la bonne raison, réunissant ce que je crois être ma force pour contre-attaquer.

— 
Si on appliquait le dicton “Œil pour œil, dent pour dent”, 
le monde entier serait bientôt aveugle et édenté ! 
 Mahatma Gandhi

Dans les années 1900, les gens de la génération dite silencieuse ne savaient pas comment communiquer leurs émotions de colère, qu’ils refoulaient souvent. Le recours à des jugements, à des calomnies et à des médisances leur permettait d’exprimer leurs émotions négatives. Les principes éducationnels et la morale chrétienne de cette époque présentaient des façons d’agir peu conscientes de l’importance de l’être. 

Après la Deuxième Guerre, un nouveau mouvement en psychologie suggérait d’exprimer nos colères pour ne pas les refouler et provoquer des maladies. Il devenait salutaire de sortir de soi cette masse d’énergie négative. Cette révolution nous a menés de l’autre côté du balancier et nous sommes devenus des experts dans notre façon d’exprimer nos colères. Même si une colère semble nous libérer sur le moment, le problème c’est qu’elle augmente notre culpabilité inconsciente parce que nous croyons inévitablement que nous avons fait mal à quelqu’un et nous avons honte de la perception que nous avons de nous-mêmes. C’est pour cela que ce moyen ne fonctionne pas et nous déséquilibre, puisqu’on oublie l’autre en l’attaquant. Qu’on refoule notre colère ou qu’on l’exprime, ce sont les deux côtés d’une même médaille.

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