Les troubles de l'alimentation, au-delà de l'assiette


       

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Les troubles de l'alimentation, au-delà de l'assiette

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Par Marjolaine Mercier | Paru dans Mieux-Être Édition Octobre 2016

Les troubles de l'alimentation, au-delà de l'assiette

Le TPAÉR (trouble de la prise alimentaire évitant/-restrictif ou ARFID, en anglais)
Il apparait généralement à l’enfance, mais peut suivre la personne atteinte jusqu’à l’âge adulte s’il n’est pas traité. Il se caractérise par une perte d’intérêt à manger ou pour la nourriture pouvant engendrer des problèmes de santé telles une perte de poids significative et une carence nutritionnelle. La personne atteinte éprouve de la difficulté à manger des aliments qui lui paraissaient auparavant inoffensifs, par aversion marquée pour certaines textures ou par crainte des sensations liées au fait de manger.

Les causes?
Elles sont multiples et complexes. Avoir un trouble de l’alimentation n’est pas un choix, mais une maladie. On sait que la génétique peut prédisposer à ces troubles. Certains traits de personnalité comme le perfectionnisme et la rigidité peuvent aussi contribuer. Avoir une faible estime de soi également. Vivre certains traumatismes (ex.: abus, séparation, deuil) peut aussi en déclencher un. Le contexte socioculturel (idéalisation de la minceur) dans lequel nous vivons aujourd’hui n’est pas sans effet. Bref, l’histoire de chacun est unique et les causes possibles sont nombreuses. Mais il y a une cause sur laquelle nous pouvons avoir un bon «contrôle»: se tenir loin des régimes.

Oui, oui! Vous avez bien compris. Cessez de vous mettre au régime! Parfois, entre l’équilibre et l’obsession, la ligne est si mince. La science a démontré qu’un premier régime peut déclencher un trouble alimentaire. Ne prenez pas ce risque. Même si vous pensez que c’est «un petit régime inoffensif». Un régime modéré d’une durée de seulement 3 semaines altère les fonctions cérébrales et joue sur l’humeur, la pensée, et la satiété. Vous voulez perdre un peu de poids? Parlez-en à votre nutritionniste, elle vous guidera sur les bons choix à faire sans tomber dans le piège des diètes.

Quoi faire?
Si vous souffrez d’un trouble alimentaire ou que vous pensez que votre relation avec la nourriture ou votre corps est troublée, consulter votre médecin, un psychologue ou nutritionniste spécialisé dans le domaine vous aidera à y voir plus clair et il travaillera avec vous pour retrouver un équilibre. Et n’attendez pas, une intervention est favorable à la guérison. 

Comment aider?
Vous connaissez quelqu’un qui souffre d’un trouble alimentaire? Manger est peut-être simple pour vous, mais infernal pour cette personne. Il ne s’agit pas d’un caprice et se remettre d’un trouble peut prendre du temps, il est donc possible que vous vous sentiez impuissant. Empathie, patience, écoute et compassion sont des ingrédients essentiels pour l’accompagner dans sa démarche. Comme le dit si bien le Dr Jean Wilkins dans son livre6, ce sont des maladies qui ont besoin de temps pour guérir, même que parfois ça progresse à coup de «nanomiettes». 

En chiffres:
- Environ 3% des femmes sont affectées par un trouble de l’alimentation sévère. Au moins 10% des Québécoises âgées de 13 à 30 ans souffrent d’un trouble de l’alimentation important. (1, 2)

- 0,5% à 4% des femmes souffriront d’anorexie mentale au cours de leur vie, et de 1% à 4% souffriront de boulimie.(3)

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