Manger bio ou local


       

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Manger bio ou local

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Par Marjolaine Mercier | Paru dans Mieux-Être Édition Août 2017

Manger bio ou local

Au Québec, plus de 1 500 entreprises produisent, transforment ou distribuent des aliments biologiques. En vous les procurant, vous achetez non seulement bio, mais vous encouragez l’économie locale et préservez l’environnement.

Ainsi, malgré le fait que les produits biologiques soient souvent plus dispendieux, ce marché est en pleine expansion au Québec. Les raisons évoquées pour acheter des aliments biologiques: préserver l’environnement, protéger la santé humaine et la santé animale. En effet, les aliments issus de l’agriculture biologique subissent un sort différent de l’alimentation dite conventionnelle. Les herbicides sont remplacés par un désherbage mécanique ou manuel, les hormones de croissance sont remplacées par des périodes d’élevage plus longues, les engrais chimiques de synthèse sont substitués par du compost ou des engrais verts et les aliments bios ne contiennent pas d’OGM.

Est-ce vraiment biologique?
«L’appellation biologique est encadrée par une loi du gouvernement du Québec. Cette loi exige que tous les aliments portant l’appellation biologique soient certifiés par un organisme de certification officiellement reconnu. Par conséquent, tous les aliments biologiques doivent porter le nom de l’organisme qui les a certifiés.»(1) Mais qu’en est-il de vos producteurs agricoles locaux, qui ne sont pas bios? Les agriculteurs «conventionnels» sont nettement plus nombreux que les producteurs biologiques au Québec. Font-ils des efforts dans le même sens que l’agriculture biologique? Sont-ils si loin du bio qu’on peut le croire?

Producteurs locaux, mais pas loco*
Pour répondre à cette question, je suis allée rencontrer deux passionnés d’agriculture: Marc-André Roussel et Marie-Noël Bérubé de l’entreprise familiale ROU.G.I. et fils inc. à Sainte-Sabine(2). Ayant étudié à l’Institut de ­technologie agroalimentaire de St-Hyacinthe, ­travaillant au sein de l’entreprise familiale, et habitant près des champs avec leurs deux enfants, ils ont à cœur la santé et le respect de l’environnement. Sans être certifiés biologiques, ils m’ont partagé les efforts qu’ils mettent de l’avant, avec l’aide d’agronomes, pour éviter d’utiliser inutilement des produits chimiques pour les légumes et fruits qu’ils vont, eux aussi, consommer.

Prévenir plutôt que guérir grâce aux prédateurs
Pour prévenir l’apparition de maladies, les producteurs ont plus d’un tour dans leur sac. En visitant leurs serres, j’ai pu voir des «prédateurs» installés sur quelques plants, avant même que les insectes nuisibles soient détectés. Un petit sachet contient des acariens et de la vermiculite pour les nourrir. Les acariens prédateurs se nourrissent aussi des œufs des petits vers nommés thrips. Ces derniers, si non contrôlés, peuvent causer des dégâts importants aux légumes et aux fruits. Puisque les thrips se nourrissent de la sève des plantes qu’ils attaquent, la photosynthèse s’en voit donc limitée, provoquant ainsi des déformations, de la décoloration, des bosses brunes et des retards de croissance sur les végétaux. Utiliser les acariens est une façon de faire une lutte biologique et non chimique aux insectes ravageurs sans perdre la récolte.

Outre les acariens, certains biofongicides, qui sont en fait des champignons en poudre pulvérisés sur les feuilles des plantes, sont utilisés pour prévenir l’apparition d’autres champignons ou moisissures nocives comme la moisissure grise. Ce type de traitement biologique est toutefois possible pour les cultures de serres, mais difficiles dans les champs puisque la pluie vient «laver» le biofongicide et donc réduire sa protection. Le contrôle de la ventilation, de la température et du taux d’humidité est aussi très important en serre, puisque peu de soleil et beaucoup d’humidité favorisent l’apparition de maladies.

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