L'autonomie affective


       

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L'autonomie affective

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Par Louise Thériault | Paru dans Mieux-Être, édition Février 2018

L'autonomie affective

Que ce soit dans les médias sociaux, sur Internet, à la télé ou à la bibliothèque, nous avons tous entendu parler de la «dépendance affective», cette problématique mal comprise qui nous porte à croire que le fait d’avoir besoin des autres est une tare.

Dans les années 1990, les auteurs tels que Dr Robin Norwood (Ces femmes qui aiment trop) ont commencé à vulgariser cette nouvelle appellation.  Elle proposait, aux femmes en particulier, de développer l’amour de soi comme antidote à la dépendance. Par la suite, les recherches se sont poursuivies et les auteurs ont continué de nous renseigner sur le sujet. Aujourd’hui, la dépendance affective est classée comme un trouble de la personnalité, dans le DSM 5, la bible des psychologues et des ­intervenants en santé mentale.

Il existe différentes formes de dépendance affective et elles ne sont pas toutes pathologiques. Entre l’oubli total de soi et le manque de respect de soi, il y a tout un monde. J’aimerais vous entretenir au sujet de l’autonomie affective, en partant du principe que vous n’êtes pas affectés par votre dépendance au point de perdre tout contrôle sur votre vie.

On a tous besoin des autres
Nous sommes tous nés d’une relation humaine. On naît de deux personnes! Nous sommes des êtres interdépendants. Nous avons par conséquent besoin des autres. Ce n’est pas un problème. Tant que nous avons une famille, un conjoint, une conjointe, des amis et des relations, nous avons ce lien d’appartenance à la communauté. Je peux m’appuyer sur un collègue, un ami, un parent, un amoureux, et ceux-ci peuvent compter sur moi quand je suis disponible et qu’ils sont dans le besoin. Nous sommes en équilibre lorsque nous nous sentons appartenir, en confiance et en sécurité. Nous n’arrivons pas à satisfaire tous nos besoins relationnels, nous avons certes des déceptions et des frustrations, mais, d’une façon générale, nous sommes satisfaits la plupart du temps. Dans ce type de relation, je peux parfois me nier, me perdre et faire passer l’autre avant moi, je peux ne pas toujours établir mes limites, mais je suis tout de même respectée, aimée et valorisée.
Mais qu’en est-il lorsque la seule source d’amour, d’écoute, de sécurité, de reconnaissance et d’appartenance est nourrie par une seule relation affective insatisfaisante? Ou encore au sein de relations toxiques dans lesquels nos besoins ne sont jamais satisfaits?

Il en résulte que nous sommes en déséquilibre. Nous devenons vulnérables et notre bonheur est entre les mains des seules personnes auxquelles nous offrons le pouvoir de nous aimer. Or, si cette personne nous blesse, ou devient toxique pour nous, nous sommes en manque d’autonomie. Nous nous acharnons à nourrir nos besoins avec cette personne, nous privant de la nourriture affective de notre communauté. Nous perdons notre autonomie parce que nous devenons dépendants de cette personne.

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