Marie-Ève Janvier - Grandeur nature


       

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Marie-Ève Janvier - Grandeur nature

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Par Valérie Guibbaud | Paru dans Mieux-Être, Édition Août 2018

Marie-Ève Janvier - Grandeur nature

Lorsque nous avons l’impression que 24 heures ne suffiront pas pour accomplir tout ce que nous avions prévu, c’est qu’il est grand temps de ralentir pour mieux voir toutes ces belles choses que nous étions sur le point de manquer. Alors que sa vie de famille subissait les contrecoups d’un agenda professionnel très chargé, Marie-Ève Janvier a décidé de quitter sa campagne pour se rapprocher de la ville. Elle avoue que c’est la meilleure décision qu’elle a prise cette année. Elle nous explique pourquoi !

Pour une fille qui est habituée de vivre dans de grands espaces, en pleine nature, tu ne trouves pas ça trop difficile de t’adapter à une réalité plus urbaine ?
J’avais tellement peur de déménager. J’étais déstabilisée par la perspective de cette nouvelle vie. Réaliser aujourd’hui la facilité avec laquelle je suis passée à travers ce changement me réjouit. Je me demande même pourquoi je ne l’avais pas fait avant. Ma santé commençait à en souffrir sérieusement. Il y avait le voyagement, les heures de sommeil coupées, la culpabilité de moins voir mon enfant et mon moral, qui en prenait un coup. C’était inévitable : il fallait partir. Quand j’ai commencé à faire de la radio à Rythme FM (à l’été 2017 dans l’émission Bonjour Montréal), je m’étais donné une chance de voir si mon corps allait pouvoir suivre la cadence. J’ai commencé la saison, et quand on m’a proposé de relever le défi tout au long de l’année, une décision s’est imposée. Nous avons beaucoup discuté, Jean-François et moi, mais la conclusion était devenue une évidence : nous devions quitter et nous rapprocher de la ville. Ce constat signifiait des changements majeurs, comme changer de garderie pour Léa et nous éloigner de nos parents, mais au bout du compte, c’est de loin la meilleure décision que j’ai prise cette année. On est en amour avec notre quartier (nous sommes sur la rive sud de Montréal), il y a des arbres matures, et nous sommes tout près du mont Saint-Bruno, où nous pouvons aller marcher quand on le veut.

C’est la première fois que j’entre dans une maison où nous ne sommes pas les premiers à y habiter. Je croyais avoir de la difficulté à m’adapter, mais au contraire, je me sens totalement dans mon élément. J’aime avoir les deux mains dans la terre. Jeune, je jouais à l’extérieur jusqu’à temps que le soleil se couche. J’ai grandi entourée de rivières et d’arbres, et j’ai besoin de retrouver ce sentiment de liberté chez moi. Travailler la terre, c’est pour moi la façon parfaite de mettre mon cerveau au neutre, et c’est aussi en faisant cette activité-là que je deviens créative. J’ai des milliers d’idées qui se bousculent et des projets qui peuvent voir le jour uniquement dans ces moments où je suis en communion avec la nature. La nature est mon terrain de jeu. Mon amoureux, lui, préfère prendre la route et rouler de longues heures, car pour lui, c’est souvent l’occasion de voir naître une nouvelle mélodie dans sa tête. J’adore aussi travailler le bois. J’en ai mis partout dans mes maisons.

Ton horaire demande beaucoup d’organisation, mais tu sembles arriver à concilier le travail et la famille.
En tant que pigiste, j’ai beaucoup de difficulté à dire non. C’est ma fille qui trace les limites. Depuis son arrivée dans ma vie, je la place au centre de toutes mes décisions, alors si je peux me le permettre, c’est oui, sinon, je refuse. Je me réserve mes fins de semaine, car j’ai besoin de me déposer en famille, de faire comme tout le monde, quoi !

Et ta vie, tu la trouves comment ?
Je l’aime, car elle ressemble à ce que j’ai toujours voulu. Je travaille peut-être beaucoup, mais je fais ce qui me passionne le plus au monde. Je suis tellement chanceuse. Mon père a pris sa retraite cette année. Il a travaillé dans une usine à Bromont toute sa vie et, enfin, à 60 ans, il a décidé de devenir chauffeur d’autobus scolaire : c’était un de ses rêves. J’ai seulement 33 ans, mais des rêves plein la tête, et je vais tenter de tous les honorer.

Est-ce que le fait de partager sa vie avec un amoureux qui jongle avec les mêmes contraintes que soi est un avantage ?
Complètement ! Je ne sais pas ce que je ferais si ce n’était pas le cas. Jean-François comprend ma réalité, et moi, la sienne. Quand je regarde le tableau de ma vie actuelle, je suis capable de me féliciter parce que j’y vois un bel équilibre. Même si je suis en mode survie par moments et que c’est beaucoup d’organisation, j’ai un super réseau d’entraide. Je n’hésite jamais à demander quand je me sens débordée. J’ai beaucoup de respect pour les mères de familles monoparentales ; c’est vrai que, parfois, c’est le bordel et que je suis à bout de souffle, mais je ne suis jamais seule au bout du compte. C’est la clé. Je ne changerais pour rien au monde la vie que je me suis construite.

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