Sortir du chaos moderne pour s'offrir une vie plus douce


       

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Sortir du chaos moderne pour s'offrir une vie plus douce

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Elisabeth Simard | Paru dans Mieux-Être, Édition Décembre 2018

Sortir du chaos moderne pour s'offrir une vie plus douce

Il me semble que la plupart d’entre nous recherchons un sentiment de bien-être, de calme intérieur et de confort dans la vie. Nous voudrions tous une vie qui nous ressemble, douce, embellie par du temps de qualité et des échanges riches avec nos proches, tout en nous accomplissant dans ce qui nous passionne.

Pourtant, c’est tout le contraire qui se passe. On fait partie d’un monde agité, fractionné, pressé, et particulièrement encombré. On croule littéralement sous les objets de toute sorte dans nos demeures de plus en plus grandes, de plus en plus confortables et, pourtant, de moins en moins relaxantes. Nos maisons sont remplies et débordantes, on a des milliers d’activités et du travail à la pelletée. On n’a jamais le temps.

Notre société est motivée par le fait que tout doit être exécuté rapidement et elle nous laisse sous l’impression qu’on doit tout avoir, là, maintenant, tout de suite, pour être quelqu’un, être reconnu, avoir réussi ou je ne sais quoi d’autre. La plupart d’entre nous sommes totalement conditionnés à cette idée, et nous plongeons tête première, dès la première minute de l’âge adulte, dans le tourbillon rapide et excessif de la vie moderne.

Qui ne trouve pas que la vie va vite ? Qui d’entre nous n’a pas l’impression de courir d’un endroit à l’autre, d’un moment à l’autre ? Qui n’a pas les épaules tendues, l’impression d’être toujours un peu essoufflé, un peu étourdi ? Qui ne souhaite pas passer plus de temps de qualité avec ses enfants ?

Une roue sans fin
Ce monde d’excès et de vitesse est valorisé dans plusieurs pays occidentaux. On échange notre temps précieux, nos connaissances toujours plus pointues et spécialisées, les meilleures heures de nos journées… contre de l’argent. Puis, cet argent, on l’échange ensuite contre des choses censées faciliter notre vie, nous faire valoir aux yeux des autres et nous faire gagner du temps. Que fait-on de ce temps ? On travaille un peu plus, on accepte des heures supplémentaires qui nous permettront d’acheter de nouveaux biens, de petites gâteries — parce qu’on le mérite pour avoir travaillé si fort. C’est une roue qui tourne, sans fin. Nous nous encombrons d’objets qui ne nous rendent pas heureux et qui ne nous comblent que pendant quelques minutes après l’achat.

Mais pourquoi on fait ça ? Pour avoir plus d’argent ? Mais pourquoi ? Pour se sentir plus heureux ? Vraiment ? Pour se sentir important ? Aux yeux de qui ? Malheureusement, on agit ainsi souvent au détriment d’autres aspects de notre vie, lesquels valent pourtant énormément à nos yeux : nos enfants, nos amitiés, notre qualité de vie, notre conscience, notre santé, physique et mentale. Qu’est-ce qui compte le plus, dans le fond ? Est-ce que nous nous mettons en danger en donnant tout de nous, en même temps, dans toutes les sphères de notre vie, au détriment de ce qui nous nourrit réellement ? Sommes-nous le chef d’orchestre de notre vie, son principal acteur ou simplement un spectateur ?

Puis un jour…
Chez nous, le déclic s’est fait quand on a appris que nous attendions notre premier enfant. Malgré un profond bonheur, je ne me doutais pas que mon aventure de désencombrement débuterait à cause d’une peur inattendue : celle de me sentir envahie par les objets. J’étais un peu ramasseuse, mais je n’étais pas une si grande consommatrice non plus… quand je me comparais, du moins. Mais devant ce nouveau rôle de mère en devenir, je me sentais étouffée par tout ce dont j’étais supposée avoir besoin. Depuis quand accueillir un enfant était si dispendieux et aussi chargé du point de vue de la consommation ? Pour contrer ce sentiment, nous avons décidé d’accueillir cet enfant simplement. Je ne sais pas si c’était une façon de garder un certain pouvoir sur les changements qui s’en venaient, mais ce sentiment était bien là.

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