Cesser d'avoir peur et décider


       

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Cesser d'avoir peur et décider

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Colette Portelance | Paru dans Mieux-Être, Édition Février 2019

Cesser d'avoir peur et décider

Quand je me lève le matin avec des douleurs qui me donnent envie de pleurer, quand je suis limité par l’impuissance, quand mes ressources extérieures sont épuisées, quand je me sens complètement démuni, quand rien ne se passe comme je l’avais prévu et voulu, quand j’ai le sentiment de marcher dans les ténèbres, c’est dans l’acceptation et le lâcher-prise que je trouve la lumière.

En effet, lorsque je décide d’accepter, j’arrête de m’apitoyer ou de me battre et je deviens instantanément calme. Je peux alors lâcher prise et faire confiance à mes ressources spirituelles. Pour faciliter cette acceptation et ce lâcher-prise, je ne fais rien d’autre que de choisir la paix.

Accepter, c’est choisir la paix
Étymologiquement, le mot «choisir» veut dire «goûter», «savourer», «jouer», «éprouver une sensation, une émotion». Il fait référence à quelque chose d’agréable. En effet, quand nous faisons un choix ferme, nous nous sentons mieux parce que ce choix élimine le doute qui, lui, fait souffrir. Choisir, c’est cesser d’hésiter, de se torturer, d’entretenir la peur et l’insécurité, c’est prendre une décision.

Le doute nous enchaîne. Il nous attache, nous lie. Il est en soi un espace de souffrance parce qu’il est porteur de déchirement, de peur et de stagnation. Qu’est-ce qui nous fait douter sinon la peur? La peur de se tromper, de ne pas arrêter le bon choix, de ne pas accomplir la bonne action. Et si nous nous trompions, quelles en seraient les conséquences?

Rester dans le doute, c’est pire que de se tromper parce que c’est se priver de sa liberté de choisir, c’est nourrir l’insécurité et le manque de confiance en soi et en sa partie divine. Quand nous doutons, cela signifie que nous devons effectuer un choix, prendre une décision.

Choisir représente une façon agréable de s’affirmer, une preuve d’amour de soi. La décision rend plus fort intérieurement. Nous gagnons toujours à décider et à choisir. Nous en récoltons la paix et le soulagement parce que nous mettons fin à nos déchirants doutes. Prendre une décision ferme s’avère toujours bénéfique si c’est accompagné du lâcher-prise, si nous nous faisons confiance et si nous passons à l’action.

Décider, c’est cesser de chercher une réponse. La décision est la réponse. Décider, c’est la trouver, à condition de lâcher prise sur les résultats et de s’ouvrir aux messages de la vie. Prendre une décision, c’est monter une marche sans vraiment savoir ce qui nous attend sur la marche suivante, mais reculer n’est pas une option pour celui qui veut apprendre. De la décision naît une nouvelle expérience qui ne peut être qu’une source d’évolution.

Décider et choisir, c’est faire face à une part d’inconnu, c’est accepter de ne pas tout prévoir, de ne pas tout contrôler; c’est accepter de laisser une partie du contrôle à la vie qui nous habite. La bonne décision n’est pas celle qui exclut l’erreur, mais bien celle qui inclut l’acceptation de franchir un chemin inconnu et d’apprendre. Elle inclut une foi profonde en notre capacité à tirer le meilleur de tout ce qu’elle entraîne d’incontrôlable.

Décider, c’est enfin se sentir en possession de son pouvoir. C’est conjuguer le pouvoir humain et le pouvoir divin en soi. C’est pourquoi, lorsque nous prenons une décision ferme, nous ressentons presque toujours une force intérieure, une joie profonde, un sentiment de sécurité indéfectible.

Entretenir le doute nous affaiblit, alors que «choisir» nous renforce. Notre pouvoir de choisir fait de nous des êtres libres et importants. Malheureusement, trop souvent, nous ne l’utilisons pas. Combien de fois nous entendons-nous dire «Je n’ai pas le choix» ou «Je n’avais pas le choix», alors que nous l’avons toujours. Nous avons, en effet, toujours le choix de ce que nous faisons avec ce qui est. «Ne jamais laisser quelqu’un vous persuader qu’il n’a pas le choix, nous dit le Dr Jalenques (...) ou alors c’est qu’il a choisi... de ne pas avoir le choix, c’est qu’il a manqué de confiance pour le faire1.»

Oui, nous avons le choix. Christiane Singer nous le confirme lorsqu’elle assure que «la dignité concédée à l’homme est la possibilité du choix. (...) L’homme doit agréer à son destin et non pas le subir. L’homme doit se lever et dire tout haut: "Oui, je choisis de naître." Aussi longtemps que nous n’avons pas dit ce OUI, nous ne fêterons pas de noces. Ma vie ne peut être le produit d’un rapt. Ce sont des noces qu’il me faut célébrer entre elle et moi2.»

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