Les oméga 3 à la tribune citoyenne


       

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Les oméga 3 à la tribune citoyenne

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Guillaume Landry | Paru dans Mieux-Être, Édition Février 2019

Les oméga 3 à la tribune citoyenne

Bientôt, au Canada, les aliments seront exempts de gras trans. C’est une décision qu’il faut saluer, car nous savons depuis longtemps qu’ils sont ô combien délétères pour la santé. Nous ne pouvons que nous réjouir de ce type d’avancée sociétale pour une meilleure nutrition de la population. Il n’en reste pas moins qu’en Europe, le tiers des enfants sont obèses ou en surpoids, et ce chiffre s’élève à plus de 40% aux États-Unis et au Canada.

Des améliorations possibles?
Des améliorations, il y en aurait des tas, pour peu que des choix courageux de société, et donc politiques, soient opérés et mis en œuvre. Lutter contre l’obésité implique de lutter contre la pauvreté, la sédentarité et l’inégalité d’accès à de la nourriture santé. Dans cette perspective, et parmi les solutions à notre portée, pourquoi ne pas instaurer la cantine scolaire, accessible et gratuite pour tous les enfants, laquelle offrirait des produits locaux et de saison? Cela ne devrait pas être un rêve de notre société, mais plutôt l’une de ses obligations. Nous avons bien le devoir de l’allégeance, pourquoi pas celui de se nourrir dignement? N’est-il pas de la responsabilité de tout peuple de promouvoir égalité et fraternité, pour qu’au moins ses enfants grandissent en santé. Et puis cela n’est pas impossible, puisque d’autres pays ont fait ce choix.

La liberté du consommateur
Il est peu probable que nous arriverons à une situation idéale en termes de nutrition des populations, car beaucoup de freins existent. Pensons, entre autres, au nombre effarant d’ingrédients discutables, voire carrément nocifs, provenant de l’agroalimentaire, ou encore à la primauté de la rentabilité de certaines cultures — par exemple le palmier à huile — ou de certaines pratiques d’élevage intensif via l’antibiothérapie, par exemple. Tout cela agit négativement sur la santé. Dans cette optique, nous devons être, au quotidien, des consommateurs éclairés quant aux choix relatifs à la nourriture que nous donnons à notre corps, mais aussi à notre esprit — et surtout, à nos enfants. Si la société doit changer, c’est avant tout à chacun d’être responsable et acteur du changement. La réalité est que le choix du consommateur détermine le marché. C’est une arme redoutable pour faire évoluer ce que contiennent les tablettes de nos supermarchés; utilisons-la! Un exemple: choisissez vos produits laitiers certifiés canadiens, car prochainement, des produits laitiers des États-Unis, contenant de la somatotrophine bovine recombinante (beurk!), hormone de croissance synthétique utilisée par 20% des éleveurs américains et interdite au Canada, côtoieront nos produits (une des réussites du nouvel AEUMC!).

Choisir de bons gras, équilibrés
Continuons avec l’exemple des gras. Ce sont des nutriments très importants lorsqu’il est question de détoxication par exemple, car une majorité des toxines environnementales sont dites liposolubles (elles sont véhiculées et stockées dans les corps gras), d’où l’importance de choisir des sources de lipides de qualité (huiles, beurres, œufs, produits laitiers…), indispensables à une nutrition équilibrée. Pour autant, la mode du 0% est désuète; elle était biaisée dès le début, au profit de l’industrie du sucre, lequel acidifie, perturbe le système nerveux, nourrit les bactéries pathogènes, est obésogène et diabétogène. Du sucre, oui, mais provenant d’aliments complets et en quantité modérée. De plus, et c’est un secret de Polichinelle, nos habitudes occidentales induisent une consommation excessive de gras saturés et d’acide arachidonique (pro-inflammatoires) et pas assez d’oméga 3. Attention! Loin de moi l’idée de diaboliser les gras saturés ou encore les oméga 6, car notre corps en a besoin, mais dans des proportions bien précises, et dans un juste équilibre; idéalement un oméga 3 pour cinq oméga 6. Nous consommerions en fait de 10 à 30 fois plus d’oméga 6 que d’oméga 3, selon les sources. Il est difficile aujourd’hui de trouver dans la nourriture «commune» un bon équilibre lipidique; les carences sont, par conséquent, plus qualitatives que quantitatives. Mais y en a-t-il beaucoup, des familles de quatre, avec deux ados gloutons, capables de mettre sur la table, trois fois par semaine, deux gros filets bien gras de saumon? Si l’on veut rester réaliste et pallier ce problème de déséquilibre nutritionnel en acides gras, l’une des options, en plus de l’usage quotidien de bonnes huiles végétales, se trouve dans le complément d’huile de poisson, abordable en raison de son rapport prix/bienfaits.

Des oméga 3, trois fois plutôt qu’une!
À l’instar des probiotiques, les huiles de poisson ont maintenant gagné leurs lettres de noblesse et sont devenues non seulement l’un des piliers du panthéon des compléments naturels, mais aussi, et surtout, un élément récurrent dans les prescriptions médicales. La question n’est plus de savoir si l’on doit prendre des huiles de poisson ou pas, mais plutôt combien et comment, dans le cadre d’une bonne hygiène nutritionnelle.

Les études approfondies sur les effets positifs des oméga 3 ont permis de mieux connaître diverses subtilités de leurs propriétés. Ces nouvelles connaissances nous permettent désormais d’en faire un meilleur usage, plus précis et plus spécifique aux différentes pathologies.

Bons pour l’humeur
Tout d’abord, il est maintenant démontré que ce sont les oméga 3 AEP (acide eicosapentaénoïque) qui ont le plus d’effets positifs sur la santé mentale, plus particulièrement en lien avec la dépression ou le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Il est donc préférable, dans ce cas de figure, de choisir une formule dont le ratio AEP/ADH équivaut au moins à 6: 1, avec comme dose journalière thérapeutique un minimum de 1,5 g.

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