Boulimie et burpees


       

Copier/Coller le code suivant à l'endroit voulu

Vous êtes sur le point d'acheminer cet article à un ami :
Boulimie et burpees

 Les champs marqués d'un astérisque sont obligatoires.

Boulimie et burpees

Si Jerry Blackburn est aujourd’hui propriétaire de gyms et fait la promotion de la santé et de l’exercice, il fut une époque où il était pris dans l’enfer des troubles alimentaires. Avec beaucoup de temps, d’efforts et de soutien, il mène désormais une autre vie. Son témoignage peut être déstabilisant, voire troublant pour certains, mais il décrit la réalité de milliers de personnes, hommes ou femmes, jeunes ou vieux, aux prises avec des troubles alimentaires. Il montre surtout qu’il est possible de s’en sortir.

« Merci, maman, d’avoir été si préoccupée par mon état et de m’avoir surpris aux toilettes, les doigts dans la gorge. Merci de m’avoir entendu après toutes ces années, alors que j’en étais à ma 15e visite de la journée aux toilettes. Autant j’ai détesté que tu découvres la vérité, autant je dois admettre que tu m’as littéralement sauvé la vie. Je t’en serai reconnaissant toute ma vie. »

Émotions et compulsion
« Je ne peux pas me rappeler comment ou pourquoi j’ai commencé à me faire vomir, mais je me souviens à quel point je me sentais bien après l’avoir fait. Je dis « bien », mais je veux surtout dire soulagé, même s’il m’arrivait d’être déçu de moi aussi à chaque fois. À 14 ans, j’ingurgitais (volontairement et compulsivement) des quantités astronomiques de nourriture, je buvais un verre d’eau puis j’allais à la toilette jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. Je recommençais le même processus aussi souvent que possible. Je mangeais mes émotions, je mangeais tout ce sur quoi je pouvais mettre la main, pensant que tant que j’arrivais à me faire vomir ensuite, je serais heureux et en santé.

Je me détestais tellement. Chaque fois que je me regardais dans le miroir, je voyais un ado obèse. Dès que je voyais les gens me regarder ou ricaner, j’étais certain qu’ils se moquaient de moi. Me faire vomir me faisait sentir mieux à propos de moi, je me sentais fort et libre. Je pensais que je faisais ce qu’il fallait pour mon corps, en lui donnant toute la nourriture qu’il désirait, puis en la recrachant. »

Une routine toxique
« C’était toujours la même routine. Barrer la porte, soulever la lunette des toilettes, prendre une grande inspiration, puis… Le premier essai servait à stimuler le réflexe nauséeux, puis il y avait deux, trois essais, jusqu’au quatrième essai, la grande libération. Je poursuivais jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien en moi. Je me sentais si bien sans toute cette nourriture, je croyais que je remportais la guerre contre le gras et que j’allais rester mince.

Prec

PARTENAIRES

Partenaire
Partenaire
Lexis Media

7750, boulevard Cousineau, bureau 103, Saint-Hubert (Québec) J3Z 0C8

Gouvernement du Canada
© 2019 - Tous droits réservés - Lexis Média inc.
Design graphique, programmation et hébergement: VisionW3.com