Mon immunité mon jardin de vie...

Naturopathie

Notre immunité a une intime relation avec notre hygiène de vie. Ce que nous mangeons, ce que nous buvons ainsi que nos heures de sommeil font partie de notre quotidien. Ces habitudes de vie, étalées sur une longue période, déterminent notre état de santé et ont un impact sur notre processus de vieillissement.

Notre immunité, notre vitalité, est donc en quelque sorte une « éco-immunité » puisque nous devrions prendre soin de notre corps physique, émotionnel et psychique, tout comme si nous prenions soin de notre jardin, de nos plantes, fruits et légumes. Notre « terrain », notre corps, est donc un ensemble de systèmes qui sont tous reliés les uns aux autres et qui influencent notre santé, nos états d’être qui, eux, en retour, ont un impact sur notre physique. L’impact des émotions sur le corps en quelque sorte. L’immunité n’est donc pas qu’une affaire de virus, c’est également émotionnel.

L’alimentation a aussi une grande influence puisque, plus nous mangeons d’aliments transformés, plus nous consommons d’additifs alimentaires ou chimiques. Manger local permet de consommer des aliments plus frais et contenant moins d’additifs de toutes sortes. Le but est donc de faire un choix optimal en matière d’aliments, pas seulement pour leurs vertus nutritionnelles, mais aussi pour ce qui se retrouve en moins de nocif dans le corps. Il s’agit en fait de partir du principe de moins « polluer » son corps pour qu’il ait moins de déchets chimiques à gérer, moins de polluants organiques.

Retirer ce qui nuit
Le retrait de ce qui nuit à notre vitalité est déjà un processus d’amélioration de notre santé immunitaire. Les émotions qui sont trop souvent refoulées, ruminées, non digérées sont des ressentis normaux de la vie, mais c’est un poison pour notre organisme lorsque nous nous en nourrissons. Il faut ainsi se libérer de ces émotions qui, elles aussi, viennent polluer notre vie. Lorsque ces stress oxydatifs sont entretenus, ils ont un impact majeur sur l’ensemble des systèmes immunitaire, nerveux, hormonal, circulatoire, etc. Ils feront augmenter le taux de cortisol (hormone de stress) et augmenter le taux de radicaux libres (déchets métaboliques) favorisant alors, avec les mois et les années, un processus de vieillissement prématuré, et ce, bien au-delà de l’âge. Lorsque nous faisons le choix de ne pas laisser aller certaines situations nuisibles de notre vie, alors nous nous empoisonnons avec celles-ci. Nous nous nourrissons alors de sentiments (peine, colère, rancune, peur, frustration), qui sont quelques exemples d’aliments émotionnels poisons pour notre vitalité. 

L’état d’être dans lequel ces ressentiments nous amèneront aura un impact sur notre immunité et viendra donc nuire à notre liberté d’être intérieure. Nous nous sentirons alors pris dans des situations qui ne nous conviennent pas.

L’effet compensateur
La compensation est une béquille qui permet de combler un vide pour se faire du bien. C’est souvent un réflexe de compenser un plaisir qui n’y est pas avec l’illusion d’une compensation temporaire. Souvent, le sucre est un compensateur qui nous réconforte, qui adoucit les maux, qui comble un vide. Lorsque l’illusion est dissipée, nous constatons que rien n’est réglé. « Manger ses émotions » est une expression fausse, il serait plus juste de dire que nous mangeons « émotionnellement ».

L’alcool est un compensateur illusoire et fait lui aussi des ravages sur notre état de santé. Le fait que l’alcool détruise les nutriments amène donc l’organisme dans un état de carence ; cela occasionnera des dérèglements des systèmes du corps et viendra défaire l’homéostasie (l’équilibre) systémique, menant à des états dépressifs, de fatigue, de découragement et à la perte du goût de la vie, du bonheur et de la joie de vivre. L’alcool devrait maintenir un état festif plutôt que d’avoir un rôle de compensateur illusoire de nos douleurs intérieures. Finalement, l’alcool augmente radicalement le niveau d’inflammation corporelle, une réaction immunitaire qui ne favorise pas la réparation et la régénérescence cellulaire.

Par une mauvaise alimentation, l’entretien de stress oxydatifs et la compensation par le sucre et l’alcool, nous affectons notre vitalité, notre jardin intérieur et extérieur.

Pour favoriser notre immunité et apprendre à vivre le bonheur, il faut d’abord se débarrasser de ce qui nuit dans notre vie. Améliorer notre alimentation en mangeant moins transformé, apprendre à laisser aller les événements et émotions acidifiantes qui nous rongent l’intérieur et réduire les réflexes compensateurs sont de bons moyens par où commencer.

L’une des plus belles libérations du soi est de se donner le droit au bien-être et au bonheur. Se donner la permission d’évoluer et de grandir telle une fleur dans un jardin se laissant bercer par le vent. Se libérer de ce qui nous nuit et de pardonner à autrui, se pardonner et se permettre de respirer sa vie. Conscientiser ce qui nourrit réellement et se libérer de ce qui nuit. Se permettre le meilleur puisque nous sommes la personne la plus importante de notre vie. Réaliser que notre corps est un ensemble et que nous sommes le seul responsable de son état. C’est de faire le choix et de prendre le droit d’être heureux et en santé.

DOMINIQUE PARADIS
Entraîneur privée, naturopathe, phytothérapeute et coach de vie
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Par Dominique Paradis

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