Greenwashing ou écoblanchiment comment devenir un consommateur averti ?

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Il n’est pas facile de s’y retrouver quand vient le temps de dénicher des produits de soins personnels en harmonie avec nos valeurs de santé et d’environnement. Si les lois encadrant l’imposante industrie des cosmétiques sont presque inexistantes, les stratégies marketing, elles, sont bien présentes et très utilisées. L’une d’elles se nomme greenwashing ou écoblanchiment.

Le marketing vert, communément appelé greenwashing ou écoblanchiment, vise à embellir, verdir, blanchir, redorer l’image d’un produit d’une compagnie à l’aide de procédés marketing, sans pour autant améliorer la formule, les ingrédients ou le processus de fabrication du produit de la compagnie en question. Les investissements sont mis sur des campagnes publicitaires écologiques plutôt que sur de réelles façons d’améliorer l’empreinte écologique et la qualité des ingrédients. Bref, l’image est au premier plan, et les marques misent sur celle-ci plutôt que de changer leurs pratiques.

Le marketing écologique est apparu dans les années 1970, moment où les considérations environnementales ont pris de l’ampleur. Des compagnies ont alors commencé à faire des campagnes publicitaires pour promouvoir une image écoresponsable et masquer des actes condamnables en regard de l’environnement. Les termes greenwashing ou écoblanchiment, pour leur part, auraient fait leur apparition dans les années 1990. Ces techniques marketing sont encore largement utilisées de nos jours pour amener le consommateur à croire que son achat contribuera à préserver l’environnement. Par exemple, les compagnies peuvent tenter d’attirer l’attention en présentant des produits dans un décor verdoyant ou en utilisant, par exemple, les termes «écolo, vert, pur, 100 % naturel, bénéfique ou sans parabènes».

Déjouer les stratégies
Alors, comment peut-on déjouer ces techniques marketing pour trouver des produits qui sont réellement en harmonie avec nos valeurs environnementales? Si certaines compagnies se disent écologiques et le sont réellement, d’autres se disent écologiques et ne le sont que très peu ou pas du tout. Voici quelques éléments de réflexion.

1. Ne pas se fier uniquement au visuel: Un emballage qui nous rappelle la nature est certes très beau, mais cela ne garantit pas que les ingrédients contenus dans le produit sont entièrement naturels.

2. Vérifier les mentions «sans»: La mention «sans parabènes» ou «sans phtalates», par exemple, ne garantit pas que le produit est exempt d’ingrédients nocifs pour la santé. Prenez le temps de lire la liste des ingrédients qui se trouve au verso de l’emballage.

3. Lire les étiquettes: Même s’il est écrit au recto de l’emballage que le produit est écolo et sans parabènes, prenez le temps de le retourner pour lire la liste des ingrédients. Par exemple, essayez d’éviter les produits qui contiennent les ingrédients suivants: polyéthylène glycol (PEG), huile minérale, parfum synthétique, triclosan, rétinol, chlorure de benzalkonium, oxybenzone, formaldéhyde, méthylizothiazolinone, parabènes, phtalates, sodium lauryl sulfate (SLS) ou sodium laureth sulfate (SLES), acide éthylènediaminetétraacétique (EDTA).

4. Chercher des certifications reconnues: Certaines compagnies vont inventer des logos qui se rapprochent des logos de certifications reconnues. Repérez les bons logos et assurez-vous que la certification est à renouvellement annuel, ce qui nécessite que la compagnie fasse des efforts année après année pour avoir le droit de renouveler sa certification. 

Bref, les stratégies de marketing écologiques existent depuis de nombreuses années dans divers domaines, dont les cosmétiques. Le consommateur doit s’informer pour devenir habile à les détecter et ainsi orienter ses choix vers des options qui lui conviennent encore mieux.

Caroline Gendreau
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Par Caroline ­Gendreau

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